31/05/2010

Tromperie sur l’auteur ou le MCG à la botte des Radicaux ?

On m’a fait remarquer que l’amendement « Dimier », présenté lors des débats en séance plénière de l'Assemblée constituante genevoise, le 25 mai 2010, qui a été tant dénnoncé ces derniers jours par les Associations, l’AVIVO et les groupes de gauche, n’était en fait qu’une reprise, quasi intégrale, de l’avant-projet du Groupe « Radical ouverture » élaboré plus particulièrement par le Constituant Murat Alder.

Rendons donc les lauriers à César, les ancêtres du Constituant Dimier doivent bien se retourner dans leurs tombes … Non il n’est pas fierté absolue que son nom soit prononcé à de multiples reprises dans le cadre de l‘espace public de nos débats, ce encore moins lorsque l’on n’est pas l’auteur du propos tenu.

Que les groupes de droite aient décidé de s’unir pour soutenir tous les amendements issus de ses rangs, quelqu’en soit la teneur, la nature ou encore les enjeux réels ne démontre pas une vision constructive qui puisse permettre de faire aboutir en 2012 ce projet de nouvelle Constitution pour Genève.

Allons, un peu de raison, un peu de recul et un peu de respect. Rappelons-nous tous ensemble la nature de l’engagement solennel que les Constituantes et Constituants ont pris entre eux, ainsi que devant la population genevoise, le 2 février 2009.

 

Règlement de l’Assemblée constituante genevoise (RACst) A 2 01.01

Article 2 : Engagement solennel

 

1. Lors de la séance inaugurale ou lors de leur entrée en fonction, les membres de l’Assemblée prennent devant celle-ci l’engagement suivant :

 

« Pour l’avenir de la République et canton de Genève et pour le bien-être de sa population, je m’engage à exercer ma fonction sans jamais perdre de vue qu’elle est une délégation de l’autorité suprême du peuple, dans le respect du droit et en ayant pour seul guide les intérêts de la République, ainsi que la sauvegarde des libertés et des droits fondamentaux ; à me vouer avec diligence à la mission d’élaborer un projet de nouvelle Constitution dans le délai prévu par la loi ; à respecter le règlement de l’Assemblée constituante ; à être à l’écoute des autres et à travailler en tout temps dans le respect mutuel. »

 

2. Après lecture de la formule d’engagement par la présidence et à l’appel de son nom, chaque membre répond « Je le jure », « Je le promets » ou « Je m’y engage ».

 

Peut-être trop vite oublié, cet engagement, si il est respecté, devrait accompagner de façon constructive ce projet pour la Genève du XXIème siécle. Qu’on se le dise ….

 

 

Boris Calame, designer sgd et écologue, indépendant

Constituant, élu sur la liste des Associations de Genève