17/06/2011

CEVA … le retour ?!

La décision du Tribunal fédéral administratif (15.06.2011), de rejeter les 22 recours restants contre la réalisation du CEVA (liaison ferroviaire Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse), fera sans aucun doute date dans l'histoire de Genève.

D'ici 2018, nous devrions pouvoir rejoindre en train, depuis les gares existantes de la région et à venir du CEVA, de nombreux quartiers, mais aussi des communes et des villes, tant en Suisse qu'en France.

Cette infrastructure créera le lien tant attendu entre les réseaux ferrés Nord (Suisse - CFF) et Sud (France - SNCF/RFF) du Léman ou Rhône.

Et même depuis Champel, quartier historique à forte opposition, on pourra rejoindre en train, sur la même rive,  des lieux comme Chêne-Bourg, Annemasse, Evian, Annecy et, sur l'autre rive, Satigny, Cointrin, Nyon, Lausanne, Sion ou encore Zürich.

La liste n'étant pas exhaustive, il s'agira là pour Genève et bon nombre de ses habitants de découvrir une « nouvelle » forme de mobilité, rapide, sûre et durable.

Une question qui se pose toutefois est de savoir pourquoi pareille procédure est/semble pareillement longue, alors même que voilà maintenant 3 ans que la décision de l'Office fédéral des transports (05.05.2008) était contestée par voie de recours (du 3 au 23.06.2008, 64 recours ont étés déposés).

Pour y répondre et si vous en avez le courage, je vous invite à parcourir ou lire l'arrêt du TAF du 15.06.2011 (A-3713/2008 à télécharger ici) ou, pour le moins, le communiqué de presse y relatif du 16.06.2011 (à télécharger ici). Tous ces documents se trouvent également sur le site du TAF à l'adresse : http://www.bvger.ch/index.html?lang=fr

Pour ce qui en est de la procédure, même si celle-ci semble longue, il est normal que les citoyens et/ou collectivités puisent défendre leurs intérêts devant une/des instance/s juridiques supérieures. Ceci permet et/ou a permis à certains opposant/e/s de trouver des arrangements qui améliorent le projet ou, pour le moins, respectes (mieux) leurs intérêts.

Un sujet particulièrement querellé (et peut-être justifié) était les risques de propagation de sons et/ou vibrations, qu'ils soient solidiens ou aériens, liés à l'activité à venir dans cette infrastructure.

Pourtant, pour pouvoir vérifier la dynamique et le chemin de propagation, le Maitre de l'ouvrage a clairement annoncé et écrit qu'il se devait de réaliser en premier le gros-œuvre (tunnel), afin de déterminer la façon de poser les voies et, le cas échéant, mettre en place les systèmes ad-hoc limitant les nuisances.

Aurait-il été raisonnable d'envisager construire quelque chose qui, à priori, aurait pu ne pas répondre aux exigences légitimes des riverains et aux contraintes légales ? Non ! Il faut le reconnaître, le Maître de l'ouvrage a agît là avec bon sens.

Reste aux opposants d'agir de façon similaire et peut-être, ainsi, que nous aurons l'occasion de voyager ensemble, en 2018, sur ce nouveau tronçon !

Enfin, en ce qui concerne l'éventuelle participation de Genève à l'infrastructure entre la frontière franco-suisse et la gare d'Annemasse ... même si cela devait être le cas, par exemple à la hauteur de 100 millions, cela ne ferait qu'un million par an sur le durée de vie de l'infrastructure ou à peu de chose prêt les surcoûts liés à la durée de procédure devant les tribunaux.

 

 

Pour relier Genève et la région, que dire de mieux VIVE le CEVA ?!

 

 

Boris Calamedesigner sgd et écologue, indépendant, constituant,

vice-président de la coordination transports et déplacements