14/05/2013

Les Marchés genevois : une économie secondaire ?

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Dans le cadre des débats liés au financement des aménagements de la Plaine de Plainpalais (3e étape – Mail arboré), il est intéressant de se poser la question si les marchés genevois sont une économie secondaire ou alors bien réelle, dynamique et au service de Genève ?

Dans l’exemple de Plainpalais, il faut convenir que l’activité est importante, c’est 5 jours sur 7 que les marchands sont là pour accueillir les acheteurs, parfois peu présents les jours de mauvais temps, mais aussi plus présents les week-end et par beau temps. Les chalands, qu’ils soient acheteurs ou simples promeneurs, sont attachés à cet espace commercial de proximité, dynamique et de plein air.

Avec son développement, c’est trois jours du Marché des commestibles (mardi, vendredi et dimanche), avec de 50 à 100 marchands, et deux jours du Marché aux puces (mercredi et samedi), avec de 100 à 300 marchands.

Avec une affluence journalière, en semaine, de l’ordre de 4'000 personnes, les week-ends, c’est jusqu’à 10'000 visiteurs qui déambules entre les étales des commerçants, soit chaque semaine plus de 30'000 personnes qui gravitent autour des Marchés de Plainpalais.

Plainpalais c’est un haut lieu du commerce de proximité, notamment pour les commerçants et producteurs locaux. C’est aussi un lieu social, de rencontre et d’échange, ainsi qu’une destination de loisir et de détente, en effet, qui n’a pas été notamment « se balader aux puces » …

Enfin, Plainpalais, c’est un espace central avec un potentiel d’acheteurs considérable, facilement accessible à tout un chacun, c’est un lieu où les producteurs « des campagnes » peuvent retrouver les populations citadines.

Pour assurer le maintient de cette activité éconmique importante pour Genève, il est indispensable de finaliser rapidement l’aménagement de la Plaine de Plainpalais (voir communiqué de presse du GEIP) qui est et doit rester notre plus grand Centre commercial de proximité et de plein-air.

Qu’on se le dise …

 

 

Boris Calame designer et écologue indépendant

Coprésident du GEIP – Groupement des Entrepreneurs et Indépendants Progressistes

Candidat des Verts au Grand-Conseil 2013

 

 

Plus d’info :

Le site du GEIP :

http://www.geip.ch/soutien-à-lassociation-des-marchés-de-...

Les News de Yes-FM et Rouge-FM (12.05.2013) : http://buzzromand.rougefm.com/wp/blogredaction/2013/05/12...

La Tribune de Genève en ligne (13.05.2013) :

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/arbres-plainpalai...

La Tribune de Genève papier (14.05.2013) :

http://www.geip.ch/sites/default/files/2013.05.14%20TdG%2...

Source image d’illustration : Ville de Genève, ©archigraphie.ch

11/11/2012

Le protectionnisme au service de notre économie ?

En préliminaire, il est important de rappeler que la concurrence [loyale] est saine. Elle oblige les acteurs du marchés à se remettre en question quotidiennement et à faire évoluer leurs produits et autres services au profit de leurs clients, mais aussi à optimiser leur façon de faire pour assurer la pérennité de l’entreprise.

Pourquoi envisager alors de limiter, d’une certaine façon, un accroissement de la concurrence, qui se développe notamment au travers de la mondialisation, des accords de libre échange ou encore par certaines formes de sous-traitance ?

On entend parler régulièrement de concurrence déloyale, que ce soit au travers des médias ou directement de patrons qui se doivent de respecter les contraintes légales que nous nous sommes donnés au niveau d’un Etat.

Ces patrons et leurs entreprises, qui fournissent des prestations (produits et services), mais aussi créent des emplois et de la richesse, se trouvent bien trop souvent concurrencés par des entreprises peu scrupuleuses et/ou qui ne sont pas confrontées aux mêmes obligations.

Le cadre contraignant de l’entrepreneur vis-à-vis des ses employé-e-s (conventions de travail, salaires horaire, charges sociales, horaires de travail, compensations, …) et les charges liés à l’activité de l’entreprise (loyer, assurances, impôts, fournitures, …), sont très rarement les même sur un territoire donné que pour celui d’à coté ou de bien plus loin encore. Ces différences engendrent alors une véritable distorsion de concurrence qui peut être totalement discriminatoire pour l’entreprise locale.

En effet, un élément prépondérant de la concurrence est le cadre normatif, soit la législation développée au fil du temps, qui cherche [plus ou moins] à préserver les conditions sociales, économiques et environnementale locales. Dans une situation idéale, on pourrait tendre vers le développement durable.

Un entrepreneur responsable qui souhaite pérenniser son entreprise et donc aussi l’outil qui lui procure un revenu, cherchera à optimiser les conditions sociales et salariales de ses collaboratrices et collaborateurs, à réduire son impact environnemental tout en limitant ses coûts pour assurer la viabilité économique de sa structure.

C’est alors qu’une forme de protectionnisme doit s’imposer pour protéger notre économie locale, notamment le tissu des PME et PMI et les emplois liés, d’une concurrence [internationale] débridée et sans règle commune.

Pourquoi imposer des règles contraignantes à nos seules entreprises, alors même que d’autres qui sont implantées ailleurs n’ont pas ces contraintes, mais peuvent commercer chez nous et concurrencer très fortement nos entreprises locales ? Cette forme de concurrence déloyale met directement en péril l’ensemble de notre économie et donc, très largement, les emplois liés.

A savoir alors si nous voulons obtenir des produits et services à moindre coûts, ce au détriment de nos emplois [qui se trouvent délocalisés], ou alors à un juste prix … qui puisse être (ré-)équilibré par un système de régulation permettant à tout un chacun de s’y retrouver.

Quand nous ne ferons plus ou que nous ne saurons plus faire, car les outils de production et les compétences seront partis ailleurs ou auront disparus, il sera trop tard pour se lamenter.

Il est bien temps de lancer le débat sur un protectionnisme au service de notre pays, de ses entreprises et employées, le GEIP – Groupement des Entrepreneurs et Indépendants Progressistes – (www.geip.ch) soutient l’initiative fédérale de La Vrille « Pour une économie utile à tous » qui cherche à répondre aux défis actuels et à venir en la matière (www.economie-utile-a-tous.ch / www.lavrille.ch), car il est temps de (re-)définir ensemble l’avenir de notre système économique, de notre production et d’assurer les emplois de demain.

Pour mieux comprendre les enjeux et autres mécanismes liés, un livret « Le protectionnisme, une politique d’ouverture et de concurrence loyale » a été publié par les Editions Jouvence (www.editions-jouvence.ch).

Signez l'initiative (elle est ici) pour que le débat puise se réaliser. Si elle aboutit, ce sera au Parlement fééral de se saisir de cette problématique et, le cas échéant, proposer un texte (contreprojet) qui puisse aussi y répondre, tout en s'inspirant de l'esprit de l'initiative. Au final, c'est bien le peuple qui sera appelé aux urnes pour se déterminer sur l'avenir qu'il entend donner à notre économie ...

 

Boris Calame, designer sgd et écologue, indépendant

Coprésident du GEIP

13/10/2012

Une économie progressiste en faveur de la nouvelle Constitution pour Genève

Dernièrement, le GEIP, Groupement des Entreprenuers et Indépendants Progressistes a pris position en faveur du projet de nouvelle Constitution pour Genève.

OUI à la nouvelle Constitution

Une nouvelle Constitution pour Genève ?
Prise de position du GEIP – Groupement des Entrepreneurs et Indépendants Progressistes

Nous sommes appelés ce 14 octobre à adopter ou refuser le renouvellement de notre charte fondamentale. Issu des travaux des 80 membres de l’Assemblée constituante, le projet a été adopté par celle-ci le 31 mai 2012 par 57 OUI (74%), 15 NON (19.5%) et 5 abstentions (6.5%). Il a été remis au Conseil d’Etat le 26 juin 2012 pour présentation au corps électoral.

Le comité du GEIP s’est penché sur les articles qui touchent particulièrement ses membres et qui tendent globalement vers un développement durable de Genève (cf. art. 2 statuts GEIP), notamment de son économie, dont nous sommes acteurs à part entière.

Sans développer de façon exhaustive un argumentaire, il faut noter que, dans l’analyse du texte, nous avons constaté l’inscription de nombreuses notions qui nous sont chères. En cas d’adoption du projet ce sera alors au législateur de mettre en œuvre l’ensemble de ces dispositions.

Dans les Dispositions générales (Titre I) nous trouvons notamment la solidarité (art. 1), la cohésion sociale et la préservation des ressources naturelles (art. 8), le développement durable (art. 10), la consultation (art. 11), l’égalité (art. 15).

Le titre II traite et définit des Droits fondamentaux étendus (art. 14 à 43), notamment en matière d’environnement sain (art. 19), de liberté d’association (art. 31) ou encore de liberté économique (art. 35). Leur mise en œuvre est précisée dans l’article 41 « Ils doivent être respectés, protégés et réalisés dans l’ensemble de l’ordre juridique, ainsi que par les personnes assumant une tâche publique », ce qui les rends de fait justiciables.

Nous ne parlerons pas des Droits politiques (Titre III), si ce n’est pour regretter l’absence d’ambition de l’Assemblée en matière d’élargissement de ceux-ci aux étrangers. Nous restons convaincus que cela sera fait dans un proche avenir.

Pour les Autorités (Titre IV) à noter l’apparition d’une Cour constitutionnelle (art. 127) qui devra s’assurer du respect de la Charte fondamentale notamment dans le cadre de la législation élaborée ou révisée par le Parlement.

L’organisation territoriale et relations extérieures (Titre V), traitent du lien entre les collectivités publiques (communes, intercommunalité), ainsi qu’entre celles-ci et les individus, notamment en matière de Participation (art. 134) et de Concertation (art. 135), Le GEIP, en tant qu’entité, ne devrait pas être directement concerné par ce sujet, par contre ses membres pourraient être acteurs dans ce cadre à l’échelon communal.

Sous le dernier Titre – Tâches et finances publiques (Titre VI), nous trouvons bon nombre de dispositions qui nous touchent particulièrement et vont dans le bon sens.

  • Environnement (art. 157 à 162), notamment la protection des humains et leur environnement, ainsi que la préservation des ressources naturelles (art. 157)
  • Aménagement du territoire (art. 163 à 166), notamment un aménagement compact (densification), multipolaire et vert, avec une protection accrue de la zone agricole utile (surface cultivée), mais aussi des Espaces de proximité (art. 164) et des Quartiers durables (art. 165) garants de qualité de vie.
  • Energies (art. 167 à 170), notamment la réalisation d’économie d’énergie et le développement prioritaire des énergies renouvelables, avec une collaboration affirmée de l’Etat avec les entreprises (art. 167), ainsi que le maintient du verrou contre le nucléaire (art. 169).
  • Economie (art. 185 à 189), notamment avec la création d’un environnement favorable à une économie libre, responsable, diversifiée et solidaire ; mais aussi la création et le maintien d’entreprises […] orientées sur le long terme et selon les besoins de la région (art. 185).
  • Mobilité (art. 190 à 192), notamment la coordination des politiques publiques en la matière et l’apparition d’un encouragement à la Mobilité douce (art. 190), mais aussi le développement de l’offre au niveau de l’agglomération (art. 191).
  • Enseignement et recherche (art. 193 à 199) plus particulièrement la Formation obligatoire jusqu’à 18 ans (art. 194) ; ainsi que le soutient à la Formation continue et au perfectionnement professionnel (art. 198).

Rappelons-nous enfin que ce texte n’est pas figé, il évoluera au rythme de la volonté citoyenne, ce au travers d’initiatives parlementaires ou populaires.

Au vu de ce qui précède et selon ses statuts (art. 2), le comité du GEIP invite ses membres et sympathisants à adopter le projet de nouvelle Constitution pour Genève.

Au nom du comité

Helena de Freitas, coprésidente
Boris Calame, coprésident

25/11/2010

Impôts équitables, infos ou intox … ?

Pas facile de comprendre, au travers des lois ou barèmes, comment les individus et entreprises sont taxés en suisse, toutefois il est bien certains que toutes les sources objectives confirment que l'initiative pour des impôts équitables, proposée au vote ce week-end, ne touchera qu'une toute petite minorité de nantis, légalement domiciliés dans certains cantons, paradis fiscaux de la suisse.

 

Plusieurs articles de notre presse quotidienne permettent de se forger une opinion objective, sans se faire avoir par la puissance de campagne des lobbies de riches profiteurs, individus ou entreprises, domiciliés dans quelques paradis fiscaux de la Suisse (Le Matin - La Tribune de Genève). D'autres contributions peuvent permettre aussi d'y contribuer à l'exemple du Blog de Pascal Décaillet, que l'on ne peut cataloguer de gauchiste, ou encore d'un Christophe Schouwey, qui dénonce dans « Domaine public » les tromperies du journal « Le Temps » et qui à réussi à obtenir un rectificatif en la matière ...

 

Ce qui est intéressant de lire dans ces quelques contributions (il existe de nombreuses autres sources pour s'informer sur ce sujet), c'est que les cantons romands ne sont absolument pas concernés par cette adaptation et harmonisation de l'imposition. Cette loi fiscal s'attaquant en effet exclusivement aux paradis fiscaux de quelques cantons qui vivent au détriment de leurs voisins, notamment en profitant des infrastructures collectives réalisées et entretenues par ces derniers.

 

Ce qui m'interpelle le plus, c'est l'intoxication à laquelle nous sommes toutes et tous soumis dans le cadre de cette campagne, notamment par les annonces dans la presse du Comité « Non à l'enfer fiscal ». En effet, prétendre et illustrer que l'impôt devrait augmenter pour tous est mensonger et pas du tout dans l'esprit du texte constitutionnel mis au vote.

 

C'est la/les loi/s et les barèmes fiscaux qui en découleront qui détermineront la courbe et la progression de l'imposition. Si la volonté des Parlements était d'imposer plus fortement les bas revenus et la classe moyenne, cela se saurait ...

 

Alors, ne nous trompons pas de cible, la solidarité nationale et l'autonomie des cantons vont de paire. Il ne faut pas les brader, mais bien s'assurer d'un minimum d'égalité de traitement et c'est pour ces raisons qu'il faut soutenir cette loi.

 

Pour une économie durable et juste, les commerçants, patrons et entrepreneurs membres du GEIP* soutiennent cette loi et vous encouragent vivement à participer à ce scrutin, afin de lutter contre la concurrence déloyale et le tourisme fiscal.

 

 

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Boris Calame, designer sgd et écologue, indépendant

Membre du comité du GEIP - Membre de l'Assemblée constituante genevoise

 

 

* Le GEIP - Groupement des Entrepreneurs et indépendants Progressistes - défend les valeurs d'une économie durable et juste. Il se soucie des droits sociaux et de la protection de l'environnement, ses membres démontrent au quotidien qu'une économie responsable est possible.

 

Plus d'information sur le site du groupement : www.geip.ch

23/11/2010

Tu reprendras une part de gâteau ?

Nous l'avons compris, autour de la position explicite des représentants de l'économie, le projet mis au vote ce week-end pour « harmoniser » les horaires d'ouverture des magasins (LHOM) est clairement défini pour augmenter la part de marché des hyper-centres et autres centres commerciaux !

 

Mais le gâteau n'est pas extensible, les parts seront alors plus grandes pour certains (les plus grands, implantés en périphérie) et bien plus petites pour d'autres (les plus petits, ceux qui sont de proximité et qui font la vie des quartiers).

 

Dans les débats relatifs à cette votation, on trouve en effet les ardents défenseurs du OUI, issus de l'économie des hyper-centre et centres commerciaux, et les opposants que sont les petits. Ces derniers, qu'ils soient patrons ou employés, ont des raisons évidentes et légitimes de s'y opposer, ils ont effet beaucoup à perdre, car si cette loi dite « d'harmonisation » devait passer, elle se fera à leur détriment et, par cascade, au détriment réel des consommateurs, citoyens et contribuables genevois.

 

En quelques points, de bonnes raisons de refuser ce miroir aux alouettes :

 

  • Pour les employés : Augmentation de la plage horaire de disponibilité « dû » à leur employeur, plus grande incertitude dans l'organisation des journées et soirées, arrivées très tardive au domicile, péjoration drastique du lien familial et du cadre éducatif, ...
  • Pour les commerces de proximité : Réduction du chiffre d'affaire, perte d'attractivité, augmentation de la durée des journées de travail, disparition programmée de bon nombre, ...
  • Pour les consommateurs : A court terme perte de nombreux commerces de proximité par report de la consommation dans les hyper-centres, perte du lien social en l'absence des commerces de quartier (à l'exemple des quartiers qui ont perdus leur poste), fermeture de bistrots qui auront perdu en attractivité par la disparition des commerces de proximité, augmentation des trajets pour les achats quotidiens, ...
  • Pour les citoyens : Augmentation de l'insécurité et perte d'animation dans les quartiers par la disparition des commerces de proximité, augmentation des jeunes dans la rue qui se retrouveront sans encadrement parental, perte d'attractivité du centre-ville au profit des hyper-centre de périphérie, augmentation en soirée des nuisances liées à l'activité des hyper-centres, ...
  • Pour les contribuables : Augmentation des impôts pour assurer les services nécessaires à ces prolongations (mise en place d'un accueil des enfants en soirée, augmentation à perte de l'offre des transports publics pour la période de prolongation des horaires, décalage en soirée de l'ensemble des services liés), ...

 

Pour une économie durable et juste, les commerçants, patrons et entrepreneurs membres du GEIP* s'opposent à cette loi et vous encouragent vivement à participer à ce scrutin, afin de préserver nos commerces de proximité et la vie dans nos quartiers.

 

 

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Boris Calame, designer sgd et écologue, indépendant

Membre du comité du GEIP - Groupement des Entrepreneurs et Indépendants Progressistes

 

 

* Le GEIP Groupement des Entrepreneurs et indépendants Progressistes défend les valeurs d'une économie durable et juste. Il se soucie des droits sociaux et de la protection de l'environnement, ses membres démontrent au quotidien qu'une économie responsable est possible.

 

Plus d'information sur le site du groupement : www.geip.ch