10/05/2014

Initiative de l'AVIVO, mais où va-t'on ..

Hormis ses erreurs grossières d'écriture (la carte journalière valable une heure) et la perte des avantages tarifaires pour les jeunes de 18 à 25 ans (tarifs adultes dès 18 ans), L'initiative 146 de l'AVIVO, dite «Stop aux hausses des tarifs des Transports publics genevois!», nous promets la perte des avantages liés à l'unification tarifaire des différents transports publics de Genève.

Nous sommes actuellement dans la construction de notre réseau ferroviaire avec le CEVA, le redéveloppement de nos infrastructures de tram et le développement général des transports publics, qui doivent permettre de décharger quelque peu nos routes, soit aussi limiter autant que possible, les nuisances liées au trafic, que se soit en matière de bruit, mais aussi en polution de l'air que nous respirons, toutes et tous, quotidiennement.

Vouloir la rupture, telle que proposée par cette inititive, va entrainer une exclusion des TPG du système de tarification unique de la région genevoise (UNIRESO) et engendrerait une multiplication des tickets et autres abonnements à acquerir pour un déplacement donné, soit une augmentation drastique des coûts pour les usagers de transports publics régis par des opérateurs différents (TPG, CFF, ...).

A terme, prendre prendre par exemple le train à la Gare des Eaux-Vives jusqu'au Bachet, puis le tram pour accèder à la Zone indutrielle de Plan-les-Ouates, nécéssiterait l'acquisition de deux billets ou abonnements, l'un des TPG et l'autre des CFF. Est-ce vraiment cette complexification du système et, au final, une augmentation globale des coûts que l'on souhaite pour les usagers ?

C'est ici aussi une attaque frontale contre le CEVA. Cette initiative met en effet en péril l'attrait genéral de cette nouvelle infrastructure et nuit à terme au financement de son exploitation. En effet, pour ne pas payer deux titres de transports, force est de parier que bon nombre d'usagers se limiterons à un seul mode de déplacement ou plus justement un seul oppérateur, en délaissant l'offre incroyable qui devrait être mise à disposition d'ici fin 2019 et en saturant l'autre encore plus.

En votant non à l'initiative 146 de l'AVIVO, le 18 mai 2014, on assume l'avenir de notre mobilité et assure la réalisation d'un réseau cohérent au bénéfice des usagers des transports publics. C'est aussi une décharge proportionnelle des nos routes au bénéfices de toutes et tous.

Ne nous trompons pas de combat, votons alors non à cette initiative qui vise à détruire le développement de nos transports publics...



Boris Calame
Député au Grand Conseil de la République et canton de Genève

01/08/2013

Obligation de servir … non mais … oh là !

armée, obligation de servir, service militaire, panosse, initiative populaire, votation 22 septembre 2013


« Le système de milice est un principe fondateur de la Suisse, que ce soit en politique, dans les associations ou au sein de l’armée ». (extrait du communiqué de presse, du 30 juillet 2013 de « l’Association pour une Suisse en sécurité »)

 

A la lecture de ce communiqué, mon sang n’a fait qu’un tour …

On ne peut en effet comparer le système dit « de milice » de l’armée, qui est un engagement contraint, au système d’engagement politique (ou autre) non professionnalisé, qui est bien de nature volontaire, et encore moins à celui de bénévole d’une association quelle qu’elle soit.

Affirmer que « le système de milice est un principe fondateur de la Suisse » en y ajoutant les milieux politiques et associatifs, … c’est avoir une vision fort étriquée de ce qu’est la réalité de l’engagement volontaire individuel. C’est aussi tordre l’esprit et la réalité de l’engagement de nombreuses personnes, dans des structures, avec des buts spécifiques et fédérateurs, auxquels ils/elles croient et/ou sont attachés …

Quelque soit l’opinion relative à l’obligation de servir (dans l’armée), il est de bon ton de rappeler que quand l’on parle de « miliciens » ou plus justement d’armée de milice, il s’agît tout simplement de non professionnels, mais pas pour autant volontaires.

Pourquoi s’interdire ainsi une vraie réflexion sur une armée de milice composée de volontaires, mais aussi sur toute autre façon de servir équitablement son pays.

Le mythe d’une armée au service de la cohésion nationale ne tient plus la route. Il est en effet tout à fait loisible, pour tout à chacun, de se « défiler » de « ses obligations militaires ». On notera au passage et avec raison, comme on est accoutumé à le dire et à l’écrire, qu’il s’agît bien « d’obligations » et non pas d’activités de « loisirs ».

Certain/e/s diront que l’armée est une école de la vie … Certes, c’est une expérience, à un âge donné (école de recrue), bien particulière qui oblige aussi à murir … mais est-ce vraiment mieux que de partir à l’étranger et de devoir se débrouiller ou de s’engager pour la collectivité sous une autre forme, sans devoir avancer l’arme à la main ?

D’autres diront encore que l’armée est indispensable en cas de catastrophe … certes elle est utile, mais tellement mal préparée, si ce n’est les corps spécialisés en la matière … ceux-là même qui pourraient très bien être de nature « civile » ou pour le moins organisés d’une autre façon que le système militaire connu actuellement en Suisse.

Avez-vous déjà vu, par exemple, des pilotes de FA18, des conducteurs de Chars Léopard ou encore des grenadiers de Haute montagne intervenir dans le cadre d’une catastrophe naturelle ? Bien évidemment que non, ils sont « trop » spécialisés, pas équipés et pas compétents en la matière. Alors prétendre que l’armée se charge de « toutes » les tâches au service de la population est tordre la réalité.

Certes l’armée de part sa taille, le nombre et les qualités de ses membres a la capacité d’effectuer de multiples tâches, de manière individuelle et spécialisée, mais ne pourra jamais suppléer les corps professionnels, que ce soit les membres de la police, des les pompiers et autres structures sanitaires, mais aussi des entreprises de Génie civile, d’électricité, de foresterie (…) pour tout ce qui à trait à l’urgence en cas de catastrophe.

Dans le discours « patriotique » qui cherche à démontrer que l’armée est le ciment de la Suisse, je souris en me rappelant le peu de respect de l’ensemble des conscrits envers notre étendard national, qu’ils nommaient, lors de sa levée … « la prise de la panosse ». C’est bien le seul endroit où j’ai eu l’occasion d’entendre cette définition de la panosse*

Mais le débat ne fait commencer, qu’on se le dise …

 

Boris Calame designer et écologue, indépendant, bénévole associatif,

ancien Constituant associatif et candidat des Verts genevois à l’élection au Grand Conseil 2013

 

* La « panosse » est en Suisse ce que certain/e/s nomment, ici ou ailleurs, la « serpillière », soit un torchon, pas toujours très propre, qui sert à nettoyer les sols …

14/06/2013

Concours genevois du développement durable 2013, le palmarès est connu

Cérémonie, concours, développement durable, lauréats, 14.06.2013

 

Concours trop peu connu et médiatisé, mais de grande qualité, il permet de reconnaître des acteurs qui agissent au quotidien au profit de l’équilibre sociétal.

Pour cette 12ème cérémonie du concours, le 14 juin 2013, nous avons eu l’avantage d’être très bien reçu dans les locaux des Etablissements Publics d’Intégration, lauréats de la distinction 2012 du concours pour leurs ateliers « Eco Logistic et recyclage » qui offrent des emplois à des personnes handicapées ou en difficulté d’insertion.

 

Sur une cinquantaine de dossiers candidats, c’est un très beau palmarès qui a été obtenu, avec pas moins de onze lauréats.

Pour la Bourse du développement durable :

  • Les « Mécaniciens volants » : un projet de l’association Genèveroule pour dépanner tout cycliste dans le désarrois. www.geneveroule.ch
  • Des matériaux en composite végétal : un projet de l’association « BioMobile.ch » pour équiper son prototype écologique BioMobile. www.biomobile.ch
  • Une installation mobile de criblage des copeaux de bois : un projet de l’entreprise BFS Sàrl pour valoriser au mieux ces qualités de copeaux destinées à de nouvelle filières. www.bfs-sarl.ch
  • Un jardin maraîcher biologique par des personnes handicapées : un projet (mention) de l’AGITH Association Gessienne pour l’Insertion par le Travail des personnes handicapées. www.agith.org

 

Pour le Prix du développement durable :

  • Livraison des achats à domicile (en vélo électrique) : une réalisation de l’association « Caddie Service » pour rapprocher le commerce du domicile. www.caddie-service.ch
  • Des « Excursions nature » : une réalisation de l’association « La Libellule » pour sensibiliser et donner accès à notre environnement naturel. www.lalibellule.ch
  • La plateforme « Humagora » : une réalisation (mention) de la « Fondation Philias » qui crée de la synergie entre associations et entreprises. www.philias.org

 

Pour la Distinction du développement durable :

  • Les « Contrats de quartier »: une réalisation de la Ville de Vernier qui donne la parole aux habitants et leurs permets de s’impliquer au profit de leurs quartiers. www.vernier.ch
  • Le « Tri des déchets dans les écoles » : une réalisation de la Ville de Lancy pour rendre les élèves acteurs et experts en la matière. www.lancy.ch
  • La « Petite Maison » : une réalisation de la Ville d’Onex au travers d’un lieu d’accueil citoyen pour sortir de la précarité. www.onex.ch
  • Le Certificat en développement durable : une formation de l’Université de Genève qui fête ses 10 ans. www.unige.ch/ecohum

 

Vous retrouverez l’entier du palmarès et un descriptif spécifique à chacun, ainsi que les lauréats précédents, dans la brochure spécialement éditée à cette occasion (disponible ici). 

Qu’ils soient tous félicités pour l’engagement et la motivation quotidienne qu’ils mettent à développer des activités qui respectent les préceptes du développement durable, soit allier l’efficacité économique, la solidarité sociale et la protection de l’environnement.

Pour ma part, je suis persuadé que « Le développement est l’affaire de tous ; qu’il soit durable et il se fera au profit de tous »…

 

Qu’on se le dise

 

Boris Calame

Président du Jury 2013 du Concours genevois du développement durable

 

NB : La 13ème édition du Concours sera lancée en novembre 2014

13/10/2012

Une économie progressiste en faveur de la nouvelle Constitution pour Genève

Dernièrement, le GEIP, Groupement des Entreprenuers et Indépendants Progressistes a pris position en faveur du projet de nouvelle Constitution pour Genève.

OUI à la nouvelle Constitution

Une nouvelle Constitution pour Genève ?
Prise de position du GEIP – Groupement des Entrepreneurs et Indépendants Progressistes

Nous sommes appelés ce 14 octobre à adopter ou refuser le renouvellement de notre charte fondamentale. Issu des travaux des 80 membres de l’Assemblée constituante, le projet a été adopté par celle-ci le 31 mai 2012 par 57 OUI (74%), 15 NON (19.5%) et 5 abstentions (6.5%). Il a été remis au Conseil d’Etat le 26 juin 2012 pour présentation au corps électoral.

Le comité du GEIP s’est penché sur les articles qui touchent particulièrement ses membres et qui tendent globalement vers un développement durable de Genève (cf. art. 2 statuts GEIP), notamment de son économie, dont nous sommes acteurs à part entière.

Sans développer de façon exhaustive un argumentaire, il faut noter que, dans l’analyse du texte, nous avons constaté l’inscription de nombreuses notions qui nous sont chères. En cas d’adoption du projet ce sera alors au législateur de mettre en œuvre l’ensemble de ces dispositions.

Dans les Dispositions générales (Titre I) nous trouvons notamment la solidarité (art. 1), la cohésion sociale et la préservation des ressources naturelles (art. 8), le développement durable (art. 10), la consultation (art. 11), l’égalité (art. 15).

Le titre II traite et définit des Droits fondamentaux étendus (art. 14 à 43), notamment en matière d’environnement sain (art. 19), de liberté d’association (art. 31) ou encore de liberté économique (art. 35). Leur mise en œuvre est précisée dans l’article 41 « Ils doivent être respectés, protégés et réalisés dans l’ensemble de l’ordre juridique, ainsi que par les personnes assumant une tâche publique », ce qui les rends de fait justiciables.

Nous ne parlerons pas des Droits politiques (Titre III), si ce n’est pour regretter l’absence d’ambition de l’Assemblée en matière d’élargissement de ceux-ci aux étrangers. Nous restons convaincus que cela sera fait dans un proche avenir.

Pour les Autorités (Titre IV) à noter l’apparition d’une Cour constitutionnelle (art. 127) qui devra s’assurer du respect de la Charte fondamentale notamment dans le cadre de la législation élaborée ou révisée par le Parlement.

L’organisation territoriale et relations extérieures (Titre V), traitent du lien entre les collectivités publiques (communes, intercommunalité), ainsi qu’entre celles-ci et les individus, notamment en matière de Participation (art. 134) et de Concertation (art. 135), Le GEIP, en tant qu’entité, ne devrait pas être directement concerné par ce sujet, par contre ses membres pourraient être acteurs dans ce cadre à l’échelon communal.

Sous le dernier Titre – Tâches et finances publiques (Titre VI), nous trouvons bon nombre de dispositions qui nous touchent particulièrement et vont dans le bon sens.

  • Environnement (art. 157 à 162), notamment la protection des humains et leur environnement, ainsi que la préservation des ressources naturelles (art. 157)
  • Aménagement du territoire (art. 163 à 166), notamment un aménagement compact (densification), multipolaire et vert, avec une protection accrue de la zone agricole utile (surface cultivée), mais aussi des Espaces de proximité (art. 164) et des Quartiers durables (art. 165) garants de qualité de vie.
  • Energies (art. 167 à 170), notamment la réalisation d’économie d’énergie et le développement prioritaire des énergies renouvelables, avec une collaboration affirmée de l’Etat avec les entreprises (art. 167), ainsi que le maintient du verrou contre le nucléaire (art. 169).
  • Economie (art. 185 à 189), notamment avec la création d’un environnement favorable à une économie libre, responsable, diversifiée et solidaire ; mais aussi la création et le maintien d’entreprises […] orientées sur le long terme et selon les besoins de la région (art. 185).
  • Mobilité (art. 190 à 192), notamment la coordination des politiques publiques en la matière et l’apparition d’un encouragement à la Mobilité douce (art. 190), mais aussi le développement de l’offre au niveau de l’agglomération (art. 191).
  • Enseignement et recherche (art. 193 à 199) plus particulièrement la Formation obligatoire jusqu’à 18 ans (art. 194) ; ainsi que le soutient à la Formation continue et au perfectionnement professionnel (art. 198).

Rappelons-nous enfin que ce texte n’est pas figé, il évoluera au rythme de la volonté citoyenne, ce au travers d’initiatives parlementaires ou populaires.

Au vu de ce qui précède et selon ses statuts (art. 2), le comité du GEIP invite ses membres et sympathisants à adopter le projet de nouvelle Constitution pour Genève.

Au nom du comité

Helena de Freitas, coprésidente
Boris Calame, coprésident

06/10/2012

A la Constituante : Comment appréhender le projet de nouvelle Constitution ?

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Nous avons reçu tout récemment et bien tardivement* le matériel en vue de la votation du 14 octobre 2012. Comme bon nombre, vous vous demandez comment appréhender le texte contenu dans cette brochure d’une soixante de page ?

Mes recommandations:

 

A)    Pour entrer (plus) facilement dans le dans le texte, voici quelques solutions pratiques :

1)     Pour entrer dans le texte, il faut comprendre sa structure, je vous invite alors à survoler en premier les pages 50 à 59 du projet de Constitution pour Genève. Cela vous donnera une perception de ce que l’on peut/doit trouver dans une Constitution.

2)     Vous trouverez ensuite, dans l’index des matières, de la page 60 à 64, des thématiques qui pourraient vous intéresser, notamment des sujets qui sont annoncés comme perdus par certains opposants. Que ce soit par exemple l’interdiction de la Chasse (art. 162), des Energies et plus particulièrement de l’interdiction du nucléaire (art. 167 à 170), ou encore des Chiens dangereux (art. 177). Mais aussi des sujets totalement nouveaux à l’exemple des articles liés à la Cohésion sociale (art. 205 à 211), notamment ceux en lien avec la Famille (art. 205), avec la Jeunesses (art. 207) ou encore les Aînés (art. 208).

 

B)    Pour comparer le texte du projet de Nouvelle Constitution pour Genève à celui de la Constitution de 1847, actuellement en vigueur, voici un outil indispensable :

1)     Sur le site des Associations de Genève, il existe un document qui retranscrit les deux, fidèlement et côte à côte. Voici y percevrez les simplifications du texte initial et les nombreuses nouveautés (www.AssociationsDeGeneve.ch).

2)     A noter que bon nombre de dispositions issues d’initiatives populaires sont intégrées depuis belle lurette dans la législation ad-hoc. On peut par exemple évoquer ici la loi sur l’énergie, sans doute la plus progressiste de Suisse, ou sur la protection contre la fumée passive et encore contre les chiens dangereux.

 

A la lecture du texte ou même seulement des articles incriminés, il faut se résoudre au fait qu’en aucun cas la Chasse ou le Nucléaire seront introduits ou autorisés à Genève, comme les dispositions de protection contre la Fumée passive et les Chiens dangereux resteront en vigueur.

Mais il faut aussi constater que de nombreuses nouveautés prennent place dans le projet de nouvelle Constitution pour Genève. Et c’est bien seulement dans ce cadre qu’elles pourront exister et se développer.

Je vous souhaite une bonne lecture et, surtout, n’oubliez pas d’aller voter !

 

 

Boris Calame, constituant

élu sur la liste des Associations de Genève

membre de la plateforme « OUI à la Constitution 2012 »

 

 

* Nombreuses et nombreux sont celles et ceux qui se sont dit/e/s surpris/e/s de recevoir le matériel de vote si tardivement. Il faut savoir que la distribution est régie par l’article 53 de la LEDP (Loi sur l’Exercice des Droits Politiques) : « Les électeurs reçoivent de l'Etat pour les votations cantonales et des communes pour les votations communales, au plus tôt 15 jours avant le jour de la votation mais au plus tard 10 jours avant cette date [le matériel de vote] ».

Il aurait été pourtant tellement facile d’adapter la loi pour cet événement unique, voir historique, qu’est une révision constitutionnelle. Mais, il faut constater que le Conseil d’Etat n’a été disposé, à aucun moment, à soutenir les travaux de l’Assemblée constituante.

L’Assemblée constituante (quatrième Pouvoir en sus du Judiciaire avec la justice et les tribunaux ; du Législatif avec le Grand Conseil ; de l’Exécutif avec le Conseil d’Etat qui chapeaute l’administration cantonale), est contrainte au silence depuis le 26 juin, date de remise du projet au Conseil d’Etat qui aurait dû, en toute logique, faire correctement son travail de Pouvoir exécutif.

Au final, c’est bien la population qui en pâtit. On lui impose délibérément la « corvée » de lire le projet de nouvelle Constitution pour Genève en moins de 10 jours (eh oui, on a pas que ça à faire) et, de là, se forger une opinion avertie sur le texte. C’est parfaitement regrettable.