14/06/2013

Concours genevois du développement durable 2013, le palmarès est connu

Cérémonie, concours, développement durable, lauréats, 14.06.2013

 

Concours trop peu connu et médiatisé, mais de grande qualité, il permet de reconnaître des acteurs qui agissent au quotidien au profit de l’équilibre sociétal.

Pour cette 12ème cérémonie du concours, le 14 juin 2013, nous avons eu l’avantage d’être très bien reçu dans les locaux des Etablissements Publics d’Intégration, lauréats de la distinction 2012 du concours pour leurs ateliers « Eco Logistic et recyclage » qui offrent des emplois à des personnes handicapées ou en difficulté d’insertion.

 

Sur une cinquantaine de dossiers candidats, c’est un très beau palmarès qui a été obtenu, avec pas moins de onze lauréats.

Pour la Bourse du développement durable :

  • Les « Mécaniciens volants » : un projet de l’association Genèveroule pour dépanner tout cycliste dans le désarrois. www.geneveroule.ch
  • Des matériaux en composite végétal : un projet de l’association « BioMobile.ch » pour équiper son prototype écologique BioMobile. www.biomobile.ch
  • Une installation mobile de criblage des copeaux de bois : un projet de l’entreprise BFS Sàrl pour valoriser au mieux ces qualités de copeaux destinées à de nouvelle filières. www.bfs-sarl.ch
  • Un jardin maraîcher biologique par des personnes handicapées : un projet (mention) de l’AGITH Association Gessienne pour l’Insertion par le Travail des personnes handicapées. www.agith.org

 

Pour le Prix du développement durable :

  • Livraison des achats à domicile (en vélo électrique) : une réalisation de l’association « Caddie Service » pour rapprocher le commerce du domicile. www.caddie-service.ch
  • Des « Excursions nature » : une réalisation de l’association « La Libellule » pour sensibiliser et donner accès à notre environnement naturel. www.lalibellule.ch
  • La plateforme « Humagora » : une réalisation (mention) de la « Fondation Philias » qui crée de la synergie entre associations et entreprises. www.philias.org

 

Pour la Distinction du développement durable :

  • Les « Contrats de quartier »: une réalisation de la Ville de Vernier qui donne la parole aux habitants et leurs permets de s’impliquer au profit de leurs quartiers. www.vernier.ch
  • Le « Tri des déchets dans les écoles » : une réalisation de la Ville de Lancy pour rendre les élèves acteurs et experts en la matière. www.lancy.ch
  • La « Petite Maison » : une réalisation de la Ville d’Onex au travers d’un lieu d’accueil citoyen pour sortir de la précarité. www.onex.ch
  • Le Certificat en développement durable : une formation de l’Université de Genève qui fête ses 10 ans. www.unige.ch/ecohum

 

Vous retrouverez l’entier du palmarès et un descriptif spécifique à chacun, ainsi que les lauréats précédents, dans la brochure spécialement éditée à cette occasion (disponible ici). 

Qu’ils soient tous félicités pour l’engagement et la motivation quotidienne qu’ils mettent à développer des activités qui respectent les préceptes du développement durable, soit allier l’efficacité économique, la solidarité sociale et la protection de l’environnement.

Pour ma part, je suis persuadé que « Le développement est l’affaire de tous ; qu’il soit durable et il se fera au profit de tous »…

 

Qu’on se le dise

 

Boris Calame

Président du Jury 2013 du Concours genevois du développement durable

 

NB : La 13ème édition du Concours sera lancée en novembre 2014

14/05/2013

Les Marchés genevois : une économie secondaire ?

imageVdeGE_©archigraphie.jpg

Dans le cadre des débats liés au financement des aménagements de la Plaine de Plainpalais (3e étape – Mail arboré), il est intéressant de se poser la question si les marchés genevois sont une économie secondaire ou alors bien réelle, dynamique et au service de Genève ?

Dans l’exemple de Plainpalais, il faut convenir que l’activité est importante, c’est 5 jours sur 7 que les marchands sont là pour accueillir les acheteurs, parfois peu présents les jours de mauvais temps, mais aussi plus présents les week-end et par beau temps. Les chalands, qu’ils soient acheteurs ou simples promeneurs, sont attachés à cet espace commercial de proximité, dynamique et de plein air.

Avec son développement, c’est trois jours du Marché des commestibles (mardi, vendredi et dimanche), avec de 50 à 100 marchands, et deux jours du Marché aux puces (mercredi et samedi), avec de 100 à 300 marchands.

Avec une affluence journalière, en semaine, de l’ordre de 4'000 personnes, les week-ends, c’est jusqu’à 10'000 visiteurs qui déambules entre les étales des commerçants, soit chaque semaine plus de 30'000 personnes qui gravitent autour des Marchés de Plainpalais.

Plainpalais c’est un haut lieu du commerce de proximité, notamment pour les commerçants et producteurs locaux. C’est aussi un lieu social, de rencontre et d’échange, ainsi qu’une destination de loisir et de détente, en effet, qui n’a pas été notamment « se balader aux puces » …

Enfin, Plainpalais, c’est un espace central avec un potentiel d’acheteurs considérable, facilement accessible à tout un chacun, c’est un lieu où les producteurs « des campagnes » peuvent retrouver les populations citadines.

Pour assurer le maintient de cette activité éconmique importante pour Genève, il est indispensable de finaliser rapidement l’aménagement de la Plaine de Plainpalais (voir communiqué de presse du GEIP) qui est et doit rester notre plus grand Centre commercial de proximité et de plein-air.

Qu’on se le dise …

 

 

Boris Calame designer et écologue indépendant

Coprésident du GEIP – Groupement des Entrepreneurs et Indépendants Progressistes

Candidat des Verts au Grand-Conseil 2013

 

 

Plus d’info :

Le site du GEIP :

http://www.geip.ch/soutien-à-lassociation-des-marchés-de-...

Les News de Yes-FM et Rouge-FM (12.05.2013) : http://buzzromand.rougefm.com/wp/blogredaction/2013/05/12...

La Tribune de Genève en ligne (13.05.2013) :

http://www.tdg.ch/geneve/actu-genevoise/arbres-plainpalai...

La Tribune de Genève papier (14.05.2013) :

http://www.geip.ch/sites/default/files/2013.05.14%20TdG%2...

Source image d’illustration : Ville de Genève, ©archigraphie.ch

06/05/2013

Mais qui connaît les membres du Conseil fédéral ?

Le 9 juin 2013, nous devrons nous prononcer sur l’initiative populaire fédérale, de niveau constitutionnelle, qui préconise l’élection de notre Conseil fédéral par le peuple …

En préliminaire, il me semble important que tout-un-chacun puisse se poser la question « Est-ce que je connais le nom et la fonction des membres du Conseil fédéral ?» (Voir en fin de la présente) et « Est-ce qu’à l‘avenir cela sera pareil ? ».

Vous avez eu des doutes, vous vous rappelez toutefois que le plus âgé à 63 ans et le plus jeune 41 ans, que la dernière élection date de décembre 2011 avec l’arrivée d’un nouvel élu, qu’il y a 3 femmes et quatre hommes, que le canton de Berne à deux représentant-e-s élus en 2010, que l’Arc lémanique et le Tessin ne sont actuellement pas représentés, …

Nous allons demander aux électrices et électeurs (près de 5,2 millions sur une population d’environ 8 millions, à fin 2012) d’élire un collège de sept personnes qu’ils ne connaissent pas, sauf peut-être si l’une-e ou l’autre de ces candidat-e-s est de la même région linguistique, qu’elle s’est fait connaître de façon prépondérante, notamment en étant chef-fe d’un parti politique … Autrement, il est certain que les candidat-e-s devront faire une campagne de longue haleine, notamment dans les agglomérations, au détriment de leurs fonctions premières.

Bien que l’on entende souvent dire que dans d’autres pays ça fonctionne, car la population élit son Président. Il faut constater que pour la Suisse, il ne s’agirait pas d’élire un ou une Président-e, mais bien les sept qui composent le collège gouvernemental. Si nous devions faire le parallèle avec d’autres pays, cela voudrait dire que nous devrions élire l’entier de notre gouvernement fédéral, soit nos Ministres, sans doute issus de (trop) nombreux partis (treize partis sont actuellement représentés au parlement fédéral), qui éliraient eux même, en leur sein, leur Président-e.

La garantie de protection des minorités devrait permettre d’assurer deux places aux latins. Pour ce faire, elle oblige la distinction de la population germanophone de la population latine, notamment dans les cantons bilingues. Ce qui nous garantirait à coup sûr que c’est les régions qui ont le plus d’électeurs qui désigneront leur-e-s Conseiller-ère-s fédéraux-ales, soit cinq germanophones et deux latins. Est-ce bien là les valeurs de la Suisse qui cherche à protéger toutes les minorités ?

Le corps électoral de la Suisse alémanique représente près des trois-quarts de celui de la Suisse. Les électrices et électeurs des cantons de Zurich, Berne et Argovie, additionnés, représentent la majorité des populations germanophones. Si on ajoute les cantons de Saint-Gall, Lucerne et Bâle-Campagne, soit cinq cantons et un demi-canton, on arrive à la Majorité de l’ensemble du corps électoral de la Suisse (env. 54%), ce qui est de loin pas anodin dans le cadre d’une élection avec une seule circonscription pour toute la Suisse.

En additionnant corps électoral des cantons de Vaud (env. 29%) et Genève (env. 17%), la Majorité de la population, au sein des cantons latins, est quasiment atteinte. Les autres « minorités » latines auraient alors bien de la peine à placer un-e élu-e au Conseil fédéral.

Nous nous retrouverions alors avec deux campagnes spécifiques, concentrées sur les agglomérations, l’une en Suisse alémanique pour faire élire les cinq membres germanophones et l’autre en Suisse romande pour élire les deux membres réservés aux latins. Pour sûre, les italophones seraient à tout jamais oubliés au profit des francophones.

 

Tout cela pour dire qu’il y a beaucoup trop d’incertitudes et d’inconnues, mais aussi de convictions négatives sur le texte qui nous est proposé, qui me convainques à voter non à cette élection du Conseil fédéral par le Peuple.

 

 

Boris Calame

Ancien Constituant du groupe des Associations de Genève

Candidat des Verts à l’élection au Grand conseil genevois 2013

 

 

MEMBRES DU CONSEIL FEDERAL 2013 et département, par ordre d’élection :

Doris Leuthard Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication (DETEC) | Parti démocrate-chrétien suisse (PDC) | Née le 10.04.1963 | Argovie (AG) | Elue le 14.06.2006, réélue le 14.11.2011 au 1er tour avec 216 voix sur 227 valables

Eveline Widmer-Schlumpf Département fédéral des finances (DFF) | Parti Bourgeois-Démocratique (PBD) | Née le 16.03.1956 | Grisons (GR) | Elue le 12.12.2007, réélue le 14.12.2011 au 1er tour avec 131 voix sur 239 valables

Ueli Maurer (Président de la Confédération 2013) | Département fédéral de la défense, de la protection de la population et des sports (DDPS) | Union démocratique du Centre (UDC) | Né le 01.12.1950 | Zurich (ZH) | Elu le 10.12.2008, réélu le 14.12.2011 au 1er tour avec 159 voix sur 226 valables

Didier Burkhalter Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) | Les Libéraux-Radicaux (PLR) | Né le 17.04.1960 | Neuchâtel (NE) | Elu le 16.09.2009, réélu le 14.12.2011 au 1er tour avec 194 voix sur 232 valables

Simonetta Sommaruga Département fédéral de justice et police (DFJP) | Parti socialiste suisse (PSS) | Née le 14.05.1960 | Berne (BE) | Elue le 22.09.2010, réélue le 14.12.2011 au 1er tour avec 179 voix sur 242 valables

Johann N. Schneider-Ammann Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) | Les Libéraux-Radicaux (PLR) | Né le 18.02.1952 | Berne (BE) | Elu le 22.09.2010, réélu le 14.12.2011 au 1er tour avec 159 voix sur 234 valables

Alain Berset Département fédéral de l’intérieur (DFI) | Parti socialiste suisse (PSS) | Né le 09.04.1972 | Fribourg (FR) | Elu le 14.12.2011 au 2ème tour avec 126 voix sur 245 valables

 

Sources : Site de l’Office fédéral de la statistique OFS (www.statistique.admin.ch), votations du 25.11.2012 | Site de la Confédération (www.admin.ch), sections « Parlement » et « Conseil fédéral » | Site de la Confédération (www.ch.ch/fr/votation-federale-09-06-2013)

08/03/2013

Une forêt sur une Gare ?

Plateau de Champel: Est-ce qu’une Chênaie (forêt de Chênes) est vraiment réaliste et peut répondre aux attentes des riverains ?

chenaie_St_Germain.jpg

On peut effectivement se demander si la proposition, lauréate du concours*, d'aménagement extérieurs du Plateau de Champel, qui consiste à passer d’un espace ouvert (le parc-plateau), offrant certains dégagements, à un espace fermé (la forêt) par un « plafond » de branchages et feuillages, peut correspondre aux attentes des riverains, qu’ils soient habitants, commerçants ou encore simplement de passage.

J’ai toujours en tête, comme première illustration, le résultat du concours d’aménagement du Parc Baud-Bovy (entre Uni-Mail et l’Arsenal) et son développement, qui est à regarder de plus près un échec patent … d’un principe à priori sympathique de la création d’une « tonnelle urbaine », on en est arrivé à « offrir » un aménagement purement conceptuel et durablement raté. C’est en tous les cas ce que vivent les riverains, qu’ils soient étudiants, habitants ou encore usagers de cet espace.

Sommes-nous alors partis dans une reproduction, à plus grande échelle, d’un concept irréaliste ? C’est ce que l’on peut imaginer en découvrant le projet lauréat du concours, lancé par la Ville de Genève, pour les aménagements extérieurs du Plateau de Champel en vue de l’aménagement de la Station souterraine du CEVA « Champel-Hôpital ».

Est-ce que seulement les concepteurs et jurés ont déjà visités une Chênaie ? On peut en douter à voir le projet lauréat .... à peine esquissé. Planter une forêt, de plus de Chêne, au milieu d’un espace requalifié, porte d’entrée d’une nouvelle Gare, me semble aller totalement à l’encontre des souhaits exprimés (ou pas encore) par les riverains.

En effet, une forêt est un espace « fermé » de part le jeux des branchage et feuillages, un espace avec une dynamique particulière, notamment en matière de luminosité et de pluviométrie qui atteignent le sol. C’est alors un sol relativement sec et ombragé, où seules certaines végétations, de type forestières, ont la capacité de se développer. C’est aussi un milieu récepteur qui reçoit, tout au long de l’année, les feuilles et branches qui se détachent des arbres en surplomb.

Imaginons un peu la production de biomasse (humus) à l’année, d’environ 120 à 150 chênes prévus sur le Plateau … Nous aurions alors, en quasi permanence un « tapis » de feuilles et d’innombrables glands disséminés dans cet espace public. D’autre part, il faut savoir que le volume du système racinaire d’un arbre correspond, plus ou moins, au volume des branchages. Est-ce que le sol existant est à même de subvenir aux besoins de cette espèce végétale, j’ai quelques doutes en la matière.

Certes ces chênes auraient une taille moindre à la plantation, soit environ 5 mètres pour un arbre de 20 ans, mais ils devraient grandir pour atteindre près de 15 mètres (équivalent de 5 étages) après 20 années supplémentaires … les plus vieux spécimens (env. 100 ans) peuvent atteindre les 30 mètres.

Les riverains et usagers du plateau de Champel, comme d’autres pour d’autres lieux à l’exemple du Parc Baud-Bovy, escompteraient sans doute la réalisation d’un Parc public, où il fait véritablement bon vivre, et non d’une forêt conceptuelle.

Qu’on se le dise.

 

Boris Calame

 

* Les résultats du concours sont connus et exposés jusqu’au 16 mars au Forum Faubourg. Le rapport du jury avec les planches de projet sont consultables ici 

04/03/2013

IN 146 « Stop aux hausses des tarifs des Transports publics genevois », quelle gueule de bois !

Le peuple à toujours raison, mais peut-être qu’il aurait été bon de mieux expliquer l’initiative et surtout, les erreurs et omissions patentes qu’elle comporte. La carte journalière valable une heure, proposée à sfr. 10.-, est déjà un non sens, mais « oublier » le tarif « Jeunes » est un pur scandale.

Certes, pour les acteurs de la mobilité, mais aussi les partis politiques, il était évident qu’avec ces quelques éléments, la population n’allait pas se faire avoir par cette initiative … et non, le peuple s’est trompé. Par dépit, il a voté pour un concept/titre fort sympathique « Stop aux hausses des tarifs des Transports publics genevois », sans appréhender la réalité du texte.

L’adoption de cette initiative est bien un échec collectif. Les votations du 3 mars 2013 ont focalisé, à Genève, sur la fusion des Caisses de pension publiques genevoises et, au niveau fédéral, sur l’initiative Minder. Nous avons une responsabilité commune, de ne pas avoir su ou pu expliciter correctement à la population les risques liés à l’adoption de cette initiative.

Dans cette initiative, lorsque l’on parle des Transports publics genevois, s’agît-il bien des seuls « TPG. Si c’est bien le cas, nous allons nous retrouver avec plusieurs tarifs distincts, soit ceux de la communauté tarifaire UNIRESO (évolutifs, notamment lors de l’arrivée du CEVA) qui englobera certains services et ceux des TPG (fixés par la loi) à service limité. Quid alors du transferts des activités de TPG à un autre opérateur ou, plus simplement, du changement prochain de nom de cet opérateur, pour contourner cette nouvelle loi ?

Le plus grand scandale, c’est bien évidemment d’avoir « oublié » le tarif « Jeunes ». J’ai souvenir que déjà au lancement de l’initiative, il avait été annoncé, par l’ensemble des milieux avertis, aux initiants qu’il y avait un problème et qu’ils devaient modifier leur initiative. Et bien non, cette initiative s’adressait « en priorité » à une population donnée, les jeunes n’étant visiblement pas une priorité !

A ce jour, il existe deux tarifs : le tarif « Junior » est en général distinct et plus avantageux que le tarif « Jeunes ». L’âge de transition entre ces tarifs est variable selon les opérateurs. Pour certains le cap se situe à 16 ans, à l’exemple des CFF ou encore de CarPostal, pour d’autres c’est 18 ans, à l’exemple (encore valable) des TPG ou d’UNIRESO. Communément, la notion de « Jeune » s’entend au minimum de 18 à 25 ans, toutefois, dans certains domaines, cela peut aller de 18 à 30 ans, le cas échéant les avantages sont attribués selon le statu du demandeur (étudiant, apprenti, …).

Si, dans le cadre d’UNIRESO, les opérateurs de transports trouvent moyens de s’arranger (ce qui est de loin pas acquis), à chaque révision de tarifs des TPG, une incertitude économique et politique sera présente … les blocages décisionnels et stratégiques de nos opérateurs sont annoncés, notamment en matière d’investissements !

On entend maintenant de certain qu’il faut modifier cette loi, alors même que vient d’être approuvée par 55.8% des électrices et électeurs, ne serait-ce pas un sacré précédent ? On pourrait évoquer la notion de stabilité du droit ou, peut-être plus justement, de respect de la volonté populaire. Qu’en sera-t-il dans le cadre des débat parlementaire qui de part sa majorité, il faut le rappeler, n’a pas souhaité proposé de contre projet à cette initiative falacieuse.

Alors, d'un vote sanction à une abomination, ce n’est en tous les cas pas ce type d’initiative qui permettra de faire progresser le taux d’utilisation, la qualité et l’offre des Transports publics [genevois] et, encore moins, de créer une image positive de ceux-ci … ce bien malgré eux !

Qu’on se le dise …

 

Boris Calame