23/08/2011

SIG le retour du nucléaire ?! … ou plutôt « La défense du nucléaire par Pierre Kunz »

Dans son Blog du 23 août, le Constituant Pierre Kunz, grand donneur d'explication, nous décrit pourquoi il n'est pas possible de se passer d'énergie nucléaire à Genève.

Il semblerait pourtant raisonnable d'arrêter de dire ou écrire n'importe quoi, dans le seul but de se convaincre que l'on a raison ...

Ce cher Pierre est un des premiers, si ce n'est le premier, lobbyistes de la Constituante en faveur du nucléaire à Genève. Sa théorie du complot SIG/Etat est en contradiction avec les lois du/des marché/s, qu'il prône en tant que Libéral-Radical.

L'électricité ne se balade pas toute seule, dans un réseau interconnecté, et qui veut se sert ...

Pour pouvoir obtenir du courant, il ne suffit pas d'ouvrir une vanne, il faut bien qu'il y ait un vendeur/producteur qui mette sur le marché une quantité/qualité à un moment et à un prix donné. L'acheteur, dans le cas présent SIG, conclu un contrat d'approvisionnement (comme pour tout produit) qui décrit la nature précise du marché.

La particularité du marché de l'électricité est simplement qu'il y a un réseau interconnecté, que l'on pourrait comparer au réseaux de chemins de fer, sur lequel circule des électrons, que l'on pourrait comparer à des trains. De là, il y a un vendeur comme EDF (Electricité de France) et un acheteur qui est SIG, les deux acteurs utilisent les réseaux (lignes électriques, gérées en Suisse par Swissgrid*) pour faire transiter la nature du marché qu'ils ont conclu. Pour s'assurer de la qualité et de la bien façon de l'échange, des organismes indépendants ont pour mission de contrôler et, le cas échéant, certifier que le produit mis sur le réseau corresponde bien à la nature du marché.

Acheter du courant à un prix « x » alors que sa nature devrait lui conférer un prix « y » ou « z » (à la hausse ou à la baisse) irait à l'encontre des lois qui régissent le marché. Ce dernier tient compte de la période horaire et saisonnière, de la quantité et de la « qualité » de la production. En effet, l'électricité n'a pas les mêmes coûts de production et prix de vente selon la technique de production, la distance de transport, l'offre à disposition et la demande du moment.

La théorie du complot de Pierre Kunz, qu'il nous relate régulièrement, a pour but unique de mettre en avant l'énergie nucléaire comme seul facteur de succès ... rappelons nous, c'est pas si vieux, Tchernobyl en 1986 et de Fukushima en 2011 (...).

Qu'on se le dise, « Ce n'est pas en niant la réalité que l'on arrive à la vérité ... ».

 

 

Boris Calame Constituant et écologue

 

 

* Swissgrid exploite le réseau de transport en Suisse, qui est un réseau à très haute tension servant au transport de l'énergie sur de grandes distances. Le réseau de transport suisse a deux missions principales:

  • Transporter l'électricité produite par des centrales jusqu'aux consommateurs finaux, c'est-à-dire jusqu'à la prise de courant, via des distributeurs régionaux et locaux.
  • L'électricité est négociée, exportée et importée en Europe. Située au cœur de l'Europe, la Suisse joue un rôle essentiel en tant que pays de transit. Les exportations de l'Allemagne vers l'Italie traversent son territoire, tout comme celles de l'axe est-ouest.

Swissgrid doit assurer l'équilibre permanent entre production et consommation de courant. C'est la seule façon de garantir la stabilité du réseau, c'est-à-dire son exploitation à la fréquence standard de 50 Hertz. En cas de déséquilibre, la fréquence passe au-dessous ou au-dessus de 50 Hz, et c'est à Swissgrid de compenser ces fluctuations.

22/08/2011

Ils sont fous ces villageois (hommage aux bénévoles) …

 

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Carouge, Place de Sardaigne, 22.08.2011

 

L'esprit d'un village peut sans doute être mesuré à l'implication de ses habitants, me vient à l'esprit ici deux « villages » que je côtoie régulièrement, soit le plus petit du canton, Russin, et le « plus grand » du canton, Carouge ... ce dernier n'est pas tout à fait un village, mais l'esprit du village y reste omniprésent ...

Mais qu'es-ce que cet esprit ?! Simplement que dans ceux-ci la vie associative et l'amitié y sont particulièrement développée et, que de quelques individus et/ou groupements bénévoles, de grands projets populaires s'organisent.

A Russin, commune viticole de moins de 400 habitants, pour sa 49ème Fête des Vendanges, c'est à nouveau près de 40'000 personnes qui sont attendues les 17 et 18 septembre, pour un événement  familial et populaire (www.fetedesvendangesrussin.ch).

A Carouge, ancienne ville Sarde qui commémore cette année son 225ème anniversaire, c'est principalement l'aménagement (en cours et qui vaut le détour) de la place de Sardaigne qui m'interpelle ... En effet, du 2 au 11 septembre, ce sera « Carouge en fête » qui se développera sur les places de Carouge (www.carouge-en-fete.ch). Dans un décor somptueux qui est une expression de la « démesure » que seules des bénévoles pouvaient imaginer et amener à la réalisation, il ne fait aucun doute que l'esprit du village sera présent sur cette « Place San Carlo ».

De cet esprit villageois découle le fait que de nombreux individus s'impliquent ponctuellement ou régulièrement au service d'un territoire, d'une cause ou encore d'un événement, sans eux, la vie serait sans doute bien plus morose ... alors pour que vive l'esprit de la fête et du village, que tous les bénévoles d'ici et d'ailleurs puissent être reconnus et chaleureusement remerciés.

 

Boris Calame

 

NB: A voir sans doute aussi, du 26 août au 15 octobre, l'aménagement pour les 22 ans de l'Usine (www.uzn.usine.ch) et les activités culturelles liées ...

21/07/2011

A la Constituante : Je connais la musique ...

Autant je peux me réjouir de la dynamique constructive qui s'est développée ce printemps dans le cadre des travaux de certaines commissions, autant l'optimisme de certains et encore l'hypocrisie d'autres me laissent pour le moins perplexe ...

 

A ce sujet, le billet au titre évocateur « Pour remettre la Constituante sur les bons rails !» posté le 13 juillet par mon collègue constituant, Maurice Gardiol, sur son blog « Résistance et ouverture » et les quelques commentaires qui ont suivis ne me laissent pas indifférant.

 

En effet, siégeant dans la commission n°5 (Rôle et tâches de l'Etat, finances), à titre d'exemple de la dynamique constructive et de l'intelligence collective de celle-ci, je ne peux que « me régaler » de la proposition de certains qui ont proposés au vote en commission « Une traversée du Lac en tunnel, ferroviaire et routière, pour 2027, destinées aux transports publics et privés » (LIB), alors d'autres « sauveurs » ont proposés simplement « Une traversée du Lac pour 2027, destinées aux transports publics et privés » (GEA). Bien évidemment, au vote, c'est cette dernière variante qui a été adoptée par une (courte) majorité de droite, pleinement convaincue du bien fondé de cette démarche, consciente de ses responsabilité et réellement animée par le traitement sérieux d'un tel projet pour Genève.

 

Que les ténors de droite arrêtent de parler « pleureuse », de « non constitutionnel », d' « excessif », de « menaces », ... lorsqu'ils sont capables de défendre l'introduction d'une telle mesure dans un projet de Constitution.

 

Tout le monde le sait (ou en tous les cas les Constituantes et Constituants qui se respectent), c'est au Parlement cantonal et/ou aux Chambres fédérales de légiférer en la matière, soit de valider au travers d'une loi un projet et un budget lié, le cas échéant le peuple pourrait s'exprimer au travers d'un référendum. En aucun cas c'est à une Constituante par l'intermédiaire d'une nouvelle Constitution de le faire, si ce n'est que de vouloir décrédibiliser l'entier de la démarche et vouloir accumuler un maximum de « munitions» pour pouvoir venir « en force » à une éventuelle négociation. Mais à force de vouloir trop en stocker, le risque d'explosion est grand et l'extinction de l'incendie ne sera pas facile ...

 

Si une traversée du Lac devait se réaliser (on parle à ce jour d'environ 3.5 milliards, soit à terme sans doute plus de 6 milliards pour la proposition n°1 des LIB), c'est bien son statuts qui devra en définir le financement. Le réseau des routes nationales (autoroutes) et des lignes ferroviaires (national et internationales) sont du ressort exclusif de la Confédération. Intéressant de vouloir « prétendre » qu'une Constitution cantonale pourrait obliger la Confédération d'entrer en matière, le cas échéant que les CFF aurait de l'intérêt à l'utiliser cette nouvelle infrastructure.

 

Et alors, du moment qu'on y est, pourquoi ne pas proposer la construction d'une (très jolie) Centrale nucléaire à Genève, certain/e/s semblant tellement acquis à cette belle solution en faveur de Genève ... En son temps on avait bien désigné Verbois, avec le Rhône si proche, comme site idéal ...

 

Certes les avis exprimés en commission ne sont pas obligatoirement les mêmes et parfois très tranchés, ce qui est bien normal, mais certains acteurs ou prétendument ténors de ce « jeu politique » font un véritable travail de sape ... il faudra bien, à un moment ou à un autre, que cela apparaisse au grand jour. A la lecture des rapports de commission, publié cet été, de nombreux individus et acteurs seront stupéfaits des positions défendues par leurs élus à l'Assemblée constituante.

 

Après ce jeu de « poker menteur », le temps nous est compté, reste à voir ce que les uns et les autres seront encore capables de construire ensemble, pour aboutir à une véritable nouvelle Constitution pour Genève. Le cas échéant, il faudra vouloir défendre ce texte devant la population. Sans une véritable volonté de la droite, avec regret, ce projet est voué à l'échec ...

 

En l'état, que l'on arrête de nous prendre pour des imbéciles serait en tous les cas le prérequis indispensable à la « bonne » suite de nos travaux ... il aurait sans doute été plus constructif de traiter de façon sérieuse le retour de la consultation de ce printemps, où pas moins de 2'000 personnes et organismes se sont exprimés, de façon certes critique, mais aussi, pour certains, avec cohérence et compétences ...

 

Qu'on se le dise ...

 

 

Boris Calame, designer sgd et écologue, indépendant

Constituant élu sur la liste des « Associations de Genève »

 

 

PS: Et même (le jeune) Murat Julian Alder, avec son esprit éclairé, y trouve matière à conviction dans son bilet "Une constitution à article unique de droite" publié dans son Blog "Objectif Berne 2011"

04/07/2011

Ma Toyota Prius Hybride a eu 10 ans le 14 juin.

 

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Première génération d'une technologie des années 90', commercialisée au Japon au milieu des années 90' et en Suisse au début du XXIème siècle, elle a fait et continue à faire ses preuves.

 

Berline de 5 places, avec un poids à vide de 1'330 kilos, elle tient toujours son bilan de consommation, soit en moyenne, en cycle combiné, de 5.2 à 5.4 litres au 100 kilomètres parcourus, pour des émission de CO2 de 120 mg/km*. Depuis sa mise sur le marché et dans sa version actualisée, elle a toujours été classée première de sa catégorie (selon le comparatif EcoMobiListe de l'ATE, qui évalue depuis une dizaine d'année les voitures de tourisme, les utilitaires et les minibus selon leur impact environnemental).

Après quelques soucis de jeunesses la première année et 130'000 kilomètres parcourus, elle ne m'a jamais déçu ! La capacité et la durée des batteries électriques, mise en doute en son temps, n'a jamais été remise en question. Elles tiennent toujours le « choc ».

Je lis dans la Tribune de Genève en ligne du 4 juillet 2011, que les TPG, alliés à d'autres opérateurs de transports publics en suisse, vont tester des véhicules hybrides pour « pouvoir déterminer si la technologie hybride est réellement une solution de transports sur pneu efficace pour une mobilité durable ». A priori, je leur réponds alors clairement que OUI !

Cette technologie, ou plutôt alliance de technologie, qui couple un moteur à combustion à un moteur électrique, valorise les pertes énergétiques, notamment lors des freinages et décélérations. Au démarrage et à faible vitesse, c'est bien souvent le moteur électrique qui est seul à l'œuvre, ce qui limite drastiquement les émissions polluantes.

Surprenant alors qu'il faille attendre près de 20 ans pour tester cette « nouvelle » technologie sur des véhicules de transports publics. Es-ce dû à un trop grand conservatisme des décideurs publics et/ou parapublics, à un trop grand protectionnisme en matière de brevet ou encore à la difficulté de l'industrie des transports publics à se lancer dans des démarches « pionnières » qui soient plus respectueuses de notre environnement ?

Bravo tout de même aux sept organismes de Transports publics suisses qui entament ces tests et, espérons le, adopterons prochainement cette « nouvelle » technologie qui profitera en premier lieux aux populations riveraines des axes routiers concernés.

Espérons maintenant que les nouveaux véhicules à moteur à explosion seront tous hybrides, de préférence en couplage avec du gaz naturel qui est plus efficient et moins polluant que le diesel.

Qu'on se le dise ...

 

 

Boris Calame, designer sgd et écologue, indépendant

 

 

* L'actuelle version de la Toyota Prius (3ème génération) consomme 3.9 litres aux 100 km, pour 89 g/km de CO2, soit une amélioration en vingt ans de l'ordre de 25%.

17/06/2011

CEVA … le retour ?!

La décision du Tribunal fédéral administratif (15.06.2011), de rejeter les 22 recours restants contre la réalisation du CEVA (liaison ferroviaire Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse), fera sans aucun doute date dans l'histoire de Genève.

D'ici 2018, nous devrions pouvoir rejoindre en train, depuis les gares existantes de la région et à venir du CEVA, de nombreux quartiers, mais aussi des communes et des villes, tant en Suisse qu'en France.

Cette infrastructure créera le lien tant attendu entre les réseaux ferrés Nord (Suisse - CFF) et Sud (France - SNCF/RFF) du Léman ou Rhône.

Et même depuis Champel, quartier historique à forte opposition, on pourra rejoindre en train, sur la même rive,  des lieux comme Chêne-Bourg, Annemasse, Evian, Annecy et, sur l'autre rive, Satigny, Cointrin, Nyon, Lausanne, Sion ou encore Zürich.

La liste n'étant pas exhaustive, il s'agira là pour Genève et bon nombre de ses habitants de découvrir une « nouvelle » forme de mobilité, rapide, sûre et durable.

Une question qui se pose toutefois est de savoir pourquoi pareille procédure est/semble pareillement longue, alors même que voilà maintenant 3 ans que la décision de l'Office fédéral des transports (05.05.2008) était contestée par voie de recours (du 3 au 23.06.2008, 64 recours ont étés déposés).

Pour y répondre et si vous en avez le courage, je vous invite à parcourir ou lire l'arrêt du TAF du 15.06.2011 (A-3713/2008 à télécharger ici) ou, pour le moins, le communiqué de presse y relatif du 16.06.2011 (à télécharger ici). Tous ces documents se trouvent également sur le site du TAF à l'adresse : http://www.bvger.ch/index.html?lang=fr

Pour ce qui en est de la procédure, même si celle-ci semble longue, il est normal que les citoyens et/ou collectivités puisent défendre leurs intérêts devant une/des instance/s juridiques supérieures. Ceci permet et/ou a permis à certains opposant/e/s de trouver des arrangements qui améliorent le projet ou, pour le moins, respectes (mieux) leurs intérêts.

Un sujet particulièrement querellé (et peut-être justifié) était les risques de propagation de sons et/ou vibrations, qu'ils soient solidiens ou aériens, liés à l'activité à venir dans cette infrastructure.

Pourtant, pour pouvoir vérifier la dynamique et le chemin de propagation, le Maitre de l'ouvrage a clairement annoncé et écrit qu'il se devait de réaliser en premier le gros-œuvre (tunnel), afin de déterminer la façon de poser les voies et, le cas échéant, mettre en place les systèmes ad-hoc limitant les nuisances.

Aurait-il été raisonnable d'envisager construire quelque chose qui, à priori, aurait pu ne pas répondre aux exigences légitimes des riverains et aux contraintes légales ? Non ! Il faut le reconnaître, le Maître de l'ouvrage a agît là avec bon sens.

Reste aux opposants d'agir de façon similaire et peut-être, ainsi, que nous aurons l'occasion de voyager ensemble, en 2018, sur ce nouveau tronçon !

Enfin, en ce qui concerne l'éventuelle participation de Genève à l'infrastructure entre la frontière franco-suisse et la gare d'Annemasse ... même si cela devait être le cas, par exemple à la hauteur de 100 millions, cela ne ferait qu'un million par an sur le durée de vie de l'infrastructure ou à peu de chose prêt les surcoûts liés à la durée de procédure devant les tribunaux.

 

 

Pour relier Genève et la région, que dire de mieux VIVE le CEVA ?!

 

 

Boris Calamedesigner sgd et écologue, indépendant, constituant,

vice-président de la coordination transports et déplacements