04/07/2011

Ma Toyota Prius Hybride a eu 10 ans le 14 juin.

 

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Première génération d'une technologie des années 90', commercialisée au Japon au milieu des années 90' et en Suisse au début du XXIème siècle, elle a fait et continue à faire ses preuves.

 

Berline de 5 places, avec un poids à vide de 1'330 kilos, elle tient toujours son bilan de consommation, soit en moyenne, en cycle combiné, de 5.2 à 5.4 litres au 100 kilomètres parcourus, pour des émission de CO2 de 120 mg/km*. Depuis sa mise sur le marché et dans sa version actualisée, elle a toujours été classée première de sa catégorie (selon le comparatif EcoMobiListe de l'ATE, qui évalue depuis une dizaine d'année les voitures de tourisme, les utilitaires et les minibus selon leur impact environnemental).

Après quelques soucis de jeunesses la première année et 130'000 kilomètres parcourus, elle ne m'a jamais déçu ! La capacité et la durée des batteries électriques, mise en doute en son temps, n'a jamais été remise en question. Elles tiennent toujours le « choc ».

Je lis dans la Tribune de Genève en ligne du 4 juillet 2011, que les TPG, alliés à d'autres opérateurs de transports publics en suisse, vont tester des véhicules hybrides pour « pouvoir déterminer si la technologie hybride est réellement une solution de transports sur pneu efficace pour une mobilité durable ». A priori, je leur réponds alors clairement que OUI !

Cette technologie, ou plutôt alliance de technologie, qui couple un moteur à combustion à un moteur électrique, valorise les pertes énergétiques, notamment lors des freinages et décélérations. Au démarrage et à faible vitesse, c'est bien souvent le moteur électrique qui est seul à l'œuvre, ce qui limite drastiquement les émissions polluantes.

Surprenant alors qu'il faille attendre près de 20 ans pour tester cette « nouvelle » technologie sur des véhicules de transports publics. Es-ce dû à un trop grand conservatisme des décideurs publics et/ou parapublics, à un trop grand protectionnisme en matière de brevet ou encore à la difficulté de l'industrie des transports publics à se lancer dans des démarches « pionnières » qui soient plus respectueuses de notre environnement ?

Bravo tout de même aux sept organismes de Transports publics suisses qui entament ces tests et, espérons le, adopterons prochainement cette « nouvelle » technologie qui profitera en premier lieux aux populations riveraines des axes routiers concernés.

Espérons maintenant que les nouveaux véhicules à moteur à explosion seront tous hybrides, de préférence en couplage avec du gaz naturel qui est plus efficient et moins polluant que le diesel.

Qu'on se le dise ...

 

 

Boris Calame, designer sgd et écologue, indépendant

 

 

* L'actuelle version de la Toyota Prius (3ème génération) consomme 3.9 litres aux 100 km, pour 89 g/km de CO2, soit une amélioration en vingt ans de l'ordre de 25%.

17/06/2011

CEVA … le retour ?!

La décision du Tribunal fédéral administratif (15.06.2011), de rejeter les 22 recours restants contre la réalisation du CEVA (liaison ferroviaire Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse), fera sans aucun doute date dans l'histoire de Genève.

D'ici 2018, nous devrions pouvoir rejoindre en train, depuis les gares existantes de la région et à venir du CEVA, de nombreux quartiers, mais aussi des communes et des villes, tant en Suisse qu'en France.

Cette infrastructure créera le lien tant attendu entre les réseaux ferrés Nord (Suisse - CFF) et Sud (France - SNCF/RFF) du Léman ou Rhône.

Et même depuis Champel, quartier historique à forte opposition, on pourra rejoindre en train, sur la même rive,  des lieux comme Chêne-Bourg, Annemasse, Evian, Annecy et, sur l'autre rive, Satigny, Cointrin, Nyon, Lausanne, Sion ou encore Zürich.

La liste n'étant pas exhaustive, il s'agira là pour Genève et bon nombre de ses habitants de découvrir une « nouvelle » forme de mobilité, rapide, sûre et durable.

Une question qui se pose toutefois est de savoir pourquoi pareille procédure est/semble pareillement longue, alors même que voilà maintenant 3 ans que la décision de l'Office fédéral des transports (05.05.2008) était contestée par voie de recours (du 3 au 23.06.2008, 64 recours ont étés déposés).

Pour y répondre et si vous en avez le courage, je vous invite à parcourir ou lire l'arrêt du TAF du 15.06.2011 (A-3713/2008 à télécharger ici) ou, pour le moins, le communiqué de presse y relatif du 16.06.2011 (à télécharger ici). Tous ces documents se trouvent également sur le site du TAF à l'adresse : http://www.bvger.ch/index.html?lang=fr

Pour ce qui en est de la procédure, même si celle-ci semble longue, il est normal que les citoyens et/ou collectivités puisent défendre leurs intérêts devant une/des instance/s juridiques supérieures. Ceci permet et/ou a permis à certains opposant/e/s de trouver des arrangements qui améliorent le projet ou, pour le moins, respectes (mieux) leurs intérêts.

Un sujet particulièrement querellé (et peut-être justifié) était les risques de propagation de sons et/ou vibrations, qu'ils soient solidiens ou aériens, liés à l'activité à venir dans cette infrastructure.

Pourtant, pour pouvoir vérifier la dynamique et le chemin de propagation, le Maitre de l'ouvrage a clairement annoncé et écrit qu'il se devait de réaliser en premier le gros-œuvre (tunnel), afin de déterminer la façon de poser les voies et, le cas échéant, mettre en place les systèmes ad-hoc limitant les nuisances.

Aurait-il été raisonnable d'envisager construire quelque chose qui, à priori, aurait pu ne pas répondre aux exigences légitimes des riverains et aux contraintes légales ? Non ! Il faut le reconnaître, le Maître de l'ouvrage a agît là avec bon sens.

Reste aux opposants d'agir de façon similaire et peut-être, ainsi, que nous aurons l'occasion de voyager ensemble, en 2018, sur ce nouveau tronçon !

Enfin, en ce qui concerne l'éventuelle participation de Genève à l'infrastructure entre la frontière franco-suisse et la gare d'Annemasse ... même si cela devait être le cas, par exemple à la hauteur de 100 millions, cela ne ferait qu'un million par an sur le durée de vie de l'infrastructure ou à peu de chose prêt les surcoûts liés à la durée de procédure devant les tribunaux.

 

 

Pour relier Genève et la région, que dire de mieux VIVE le CEVA ?!

 

 

Boris Calamedesigner sgd et écologue, indépendant, constituant,

vice-président de la coordination transports et déplacements

 

 

04/06/2011

A la Constituante : Retour sur la Consultation …

Quoi qu'en disent les « ténors » prétendus de la Constituante « tout va pour le mieux sous le soleil, la Constituante travaille tel un Parlement » ... Il faut noter qu'en fait, elle à plutôt tendance à s'enliser ...

La non publicité des débats de commission limitant passablement les possibilités de s'exprimer, trois faits intéressants et publics me semblent exprimer assez clairement l'esprit de la majorité de cette Assemblée (les rapports de commissions qui devraient être publiés cet été, démontreront la pertinence de mes propos) :

 

1)     La décision de ne pas rendre accessible au public, via internet, les prises de position des organismes (autorités, fédérations, groupements et autres associations) qui ont participés à la consultation de l'avant-projet de nouvelle Constitution pour Genève.

Toutes ces données restantes accessibles aux Constituantes et Constituants, via intranet, mais pas au public ... C'est sans doute aussi par la publicité de la prise de position des organismes et de la suite qu'elle en donnera que l'Assemblée aurait pu retrouver un peu de crédibilité et donner l'impression de vivre un peu moins en vase clos.

En effet, indépendamment des convictions des uns et des autres, il est tout à fait intéressant d'avoir une lecture « experte » sur des articles constitutionnels, contenus dans cet avant-projet, pas toujours évidents à déchiffrer.

A noter alors que la FAGE (Fédération associative genevoise) a décidé d'y remédier en permettant à chaque organisme de lui envoyer sa position (contact@associationsdegeneve.ch), celles-ci seront alors rendues accessibles, sans restriction, sur le site des Associations de Genève (www.associationsdegeneve.ch)

 

2)     La position et l'analyse du groupe « Libéraux et indépendants » à la Constituante, publié sur son Blog le lundi 30 mai 2011, illustre parfaitement l'esprit et les divergences qui règnent à la Constituante.

Il est bien beau, mais sans aucun doute insuffisant de proclamer « haut et fort » que le texte de l'avant-projet est « presque parfait ». Il ne s'agira pas d'argumenter sur un extrait de la Consultation (« C'est sur les réponses de l'échantillon de la population [437 personnes sur 1'000 consultées] que nous nous concentrons particulièrement, ... »), pour convaincre en 2012 la population de la prétendue qualité du texte.

Mais en plus se limiter à l'analyse d'une partie des 27 questions, péniblement émises par le Bureau de l'Assemblée, dont certaines bien tarabiscotées ou sans lien effectif avec le texte proposé à la Consultation (plus de 200 articles), est difficilement justifiable et extrêmement réducteur. Peut-être là l'expression d'une volonté de s'asseoir sur les autres résultats de la consultation, notamment la position des 310 organismes qui ont participés et, souvent, de façon très détaillée.

La remarques suivante semble confirmer cette position qui pourraient être considérée comme « autiste » : « Les commentaires reçus dans le cadre de la consultation (en dehors du questionnaire) confirment un certain nombre de critiques exprimées à l'encontre de l'avant-projet et suggèrent quelques solutions qui renforceraient le soutien au projet », où alors il n'est là que stratégie concoctée par une droite persuadée que ses valeurs priment sur toutes autres.

En effet, en l'absence d'autres positions exprimées par la droite, on peut bien imaginer que celle-ci fait office de position de l'entier des groupes représentés, ainsi unis comme les doigts d'une mains, depuis le printemps 2010 (Libéraux et indépendants, Radicaux ouverture, PDC, MCG et G[e]Avance), la surprise venant (parfois) du groupe UDC qui visiblement tient à garder sa marge de manœuvre ...

 

3)     Il est enfin intéressant de voir la liste (publique) des organismes qui ont participés à la Consultation. Un exemple tout à fait intéressant est celui de la participation en force des milieux « économico-politiques » domiciliés à la FER (Fédération des entreprises romandes), dont certaines prises de position (non publique) sont rigoureusement identiques, avec toujours une signature commune, à l'exemple de :

  • le Trade Club de Genève,
  • la Fédération du commerce genevois,
  • la Fédération économique du centre-ville Genève,
  • l'Association genevoise des détaillants en textiles,
  • l'Association genevoise des entreprises d'entretien des textiles,
  • l'Association genevoise des fabricants d'articles en cuir,
  • l'Association genevoise des fabricants et grossistes en textile et accessoire et
  • l'Association genevoise des marchands de chaussures et maroquiniers

Mais aussi bon nombre d'autres positions qui se répondent presque comme des « polycopiés ». Serait-ce là l'expression d'une implication constructive, forte et nouvelle de ces milieux dans nos travaux ? Non bien sûr, je suis trop naïf, cela doit être simplement le hasard et la conjonction de points de vues !

 

Quoi que l'on veuille en dire ou en penser, en 2012, il faudra beaucoup de conviction pour espérer faire accepter une nouvelle Constitution pour Genève, par les genevoises et genevois !

L'engagement des uns et des autres dans la campagne démontrera alors si il s'est agît d'un exercice alibi, où certains se sont passablement amusés et qui aura coutés de trop nombreux millions aux contribuables genevois, ou un véritable projet pour Genève.

Il est encore évident que ce n'est pas en faisant [les uns] contre [les autres], mais bien [tous] ensemble, que l'on pourrait envisager obtenir un texte qui fédère plutôt que divise ... toutefois à ce jour, je ne suis pas sûre qu'il s'agisse là d'une logique ou volonté véritablement partagée.

 

Il est peut-être encore temps de relever la barre ... qu'on se le dise !!!

 

 

Boris Calame, designer sgd et écologue, indépendant

Constituant, élu sur la liste des Associations de Genève

 

 

PS : Un regret enfin, que le Blog « Une nouvelle Constitution pour Genève » de Jean-François Mabut, responsable des blogs de la Tribune, se soit endormi le 9 mars 2011 ... es-ce à comprendre que ces observateurs de la scène politique genevoise, n'y croient plus et n'entendent ainsi plus y consacrer trop d'énergie ?!

15/05/2011

Prix et bourse du développement durable 2011, le palmarès est connu !

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La cérémonie de la dixième édition du concours du prix et de la bourse cantonaux du développement durable a eu lieu ce vendredi 13 mai 2011. Pour la troisième année consécutive, j'ai eu l'honneur de présider le jury du concours et participer à ses décisions (m/discours du 1305.2011) qui ont permis de primer les réalisations et projets de sept candidats :

 

Prix 2011 du développement durable :

  • L'entreprise Demonsant a développé son système « ecopotable » qui permet d'assurer aux fontaines à écoulement non-permanent une qualité bactériologique irréprochable (www.ecopotable.ch).
  • L'association Bio Genève a développé un système de « cultures associées » qui permet de semer, élever et récolter deux cultures ensembles. Ce système assure la production locale de fourrage Biologique, pour les poules et les porcs, ainsi qu'un rendement supérieur.

 

Mentions (prix) 2011 du développement durable :

  • Depuis 15 ans, la fondation et le magasin « Le Ballafon » sont particulièrement impliqués en matière de commerce équitable à Genève (www.leballafon.ch).
  • Le magasin en ligne « Espace-terroir » permet de commander et composer des paniers issus de l'agriculture de proximité et/ou Biologique. On peut aussi (re-)découvrir des anciennes variétés accompagnées de recettes originales (www.espace-terroir.ch).

 

Bourses 2011 du développement durable :

  • Le projet « Voltitude » qui est un concept de vélo pliable et électrique novateur, au look de « couteau suisse ». Avec son système de pliage unique, il s'assure d'un encombrement extrêmement réduit, à l'image d'une valise debout (www.voltitude.ch).
  • Les snacks « OU BIEN ?! » qui offrent une nouvelle solution de « grignotage » sains, pratiques et avec des produits naturels de proximité. Des « pépites » de pommes ou poires Bio séchées en sont la matière premières et unique (www.ou-bien.ch).
  • Le projet « Terrabloc » est un système de compactage de terres qui, additionnés d'un liant (chaux ou ciment), permettent de bâtir in-situ avec la terre d'excavation (www.terrabloc.ch) .

 

Magnifique palmarès que je vous invite à découvrir sur le Web ou via la brochure éditée spécialement à cette occasion. Plus d'informations sur www.ge.ch/agenda21.

 

 

Boris Calame, designer sgd et écologue, indépendant

Président du Jury du prix et de la bourse cantonaux du développement durable 2011

10/05/2011

Cherpines-Charrottons : Que l’Etat fasse des projets pour loger la population est une évidence, mais de là à ce que l’on nous manipule …

Contrairement à ce qu'affirment le Blog de Laurent Seydoux et le site urgence-logement, la densité d'habitants projetée sur l'entier du secteur Cherpines-Charrottons est bien moindre que celle de la Ville de Genève (env. -20%).

En en effet, en Ville de Genève, toutes les infrastructures nécessaires à la cohésion sociale sont en place (logements, salles de spectacles, terrains de sport, parc publics, écoles, crèches, commerces, activités et infrastructures), comme cela devrait être le cas aux Cherpines-Charrottons.

Ce secteur, dans la dernière version « annoncée » du projet prévoit 6'500 habitants, 3'000 logements et 4'000 emplois sur 58 hectares, soit 112 habitants/hectare, 52 logements/hectare et 69 emplois par hectares, soit un cumul de 181 emplois et habitants/hectare.

En Ville de Genève, le ratio est de 131 habitants/hectares (+17%), 71 logements/hectares (+37%) et 107 emplois/hectare (+55%), soit un cumul de 237 emplois et habitants/hectare (+31%).

Si l'on voulait appliquer (véritablement) le même ratio, que celui existant en Ville de Genève, au secteur Cherpines-Charrottons, il faudrait annoncer au minimum :

7'598 habitants, pour 4'118 logements et 6'206 emplois sur ces 58 hectares

Mais la crise du logement étant ce qu'elle est à Genève, il faudrait bien s'appliquer à modifier le ratio en conséquence. En diminuant le nombre d'emploi à « seulement » 4'000, on devrait parvenir à réaliser 4'500 logements pour 9'700 habitants.

On pourrait aussi réduire la zone d'activité et industrielle, le cas échéant la zone sportive, pour permettre au final à 10'000 à 12'000 habitants d'y loger.

Sur la base des mêmes statistiques que les promoteurs du projet (source office cantonal de la statistique), il est démontré que le potentiel de construction de logement aux « Cherpines-Charrottons » n'est absolument pas réalisé. Si inclure le Lac dans les statistiques comparatives peut manquer de bon sens, dans le cas présent c'est au minimum une belle façon que les promoteurs du projet ont de manipuler les chiffres.

Que l'Etat s'engage dans des projets de qualité, qui répondent à l'urgence et à la pénurie de logements, est évidemment d'une grande priorité. Mais de là à nous annoncer fièrement que sur pareille surface on va réaliser 3'000 logements, il y a un pas que je n'aurais pas osé franchir.

Le choix du vote ne me semble plus à démontrer, la manipulation n'a jamais servi les chiffres, elle doit alors servir des intérêts bien particuliers, fortement liés à ce projet ... (?!).

 

Boris Calame Designer sgd et écologue, Constituant

 

D'autres informations sont aussi disponibles sur le site des référendaires : www.plainedelaire.ch