10/11/2009

CEVA pour toi, pour moi ...

Vive la proximité ...

 

Le CEVA c'est bien une desserte des quartiers et des communes de Genève. Avec ses 20 gares (existantes et à venir), c'est le plus beau cadeau que les genevois pourraient trouver sous leur sapin de Noël ...

 

 

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Une mise en réseau, avec des temps de parcours auxquels nul ne pourra rivaliser ... et une desserte de 5 heure du matin à 1 heure du matin, ce 7 jours sur 7.

Qu'on se le dise !!!

 

 

Boris Calame constituant et écologue

Vice -président de la Coordination Transports et Déplacements

 

 

16/10/2009

Liberté du choix du mode de transport, la peur de demain …

Il est intéressant de constater, dans le cadre du débat sur la mobilité, traité en séance plénière de l’Assemblée constituante le 15.10.09, le positionnement des Constituant/e/s sur « la liberté individuelle du choix de mode de transport est garantie » (article 160A de la Cst actuelle, retenu par le peuple le 2 juin 2002).

Ne nous trompons pas, depuis l’adoption de cet article, aucune solution concrète n’a pu être trouvée pour répondre à la problématique de la mobilité à Genève et des nuisances liées. Les « PRO » et les « ANTI » utilisant cet article Constitutionnel selon la lecture qu’ils entendent lui donner.

Mais il est certainement vrai que l’opposition vient d’une peur des uns et des autres que de perdre une « certaine » qualité de vie.

· Pour les premiers, il s’agît de ne pas entraver leurs possibilités de se mouvoir quand ils veulent, comme ils veulent et où ils veulent, ce de façon individuelle et non contraignante.

· Pour les seconds, il s’agît de ne pas péjorer la santé des plus vulnérables et de préserver le climat, en assurant le développement de déplacements doux et/ou collectifs au profits de l’ensemble.

En terme de pollution de l’air, il est intéressant de se référer aux statistiques en la matière qui sont factuelles. Pour cela, il est pertinent de consulter le site http://etat.geneve.ch/dt/air/cadastre_no2-53-3223.html qui traite de la concentration annuelle et moyenne en Dioxyde d’Azote (NO2), qui ne peut être considéré comme partisan.

On y constate simplement qu’en ville de Genève (190'000 habitants et 145'000 travailleurs et 28'000 étudiants/apprentis), les normes fédérales en matière de protection de l’Air (OPAIR) ne sont (presque) jamais respectées, sauf peut-être par grande Bise comme ces jours.

Le NO2 est un indicateur de la pollution de l’air particulièrement intéressant, en effet, il s’agît là d’un gaz irritant qui pénètre dans les voies respiratoires profondes et peut provoquer de nombreux effets sur la santé de tous les habitants et travailleurs, avec influence plus grande sur les personnes vulnérables que sont les enfants et les ainés :

· Déclenchement de crises d'asthme

· Diminution des capacités à l'effort physique

· Apparition de maux de tête

· Diminution de la résistance aux infections

· Augmentation des symptômes de maladies chroniques (toux, bronchite...)

· Endommagement des tissus pulmonaires

La Mobilité et les nuisances liées sont des éléments bien trop importants pour laisser libre court à l’individualisme. Ce sont des problèmes bien réels qui touchent tout le monde, ils doivent donc recevoir une réponse globale.

Qu’on se le dise …

 

Boris Calame, designer sgd et écologue, indépendant

Membre du bureau de l'Assemblée Constituante genevoise et de la Commission thématique n°5 "Rôle et tâches de l’Etat, finances", Coordinateur du Cercle développement durable, élu sur la liste des Associations de Genève

14/10/2009

Comment concillier mode et durabilité ?

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En ces journées des « EthicalFashionDays », qui ont lieu à Genève, du 16 au 18 octobre 2009, à la maison communale de Plainpalais ( www.ethicalfashiondays.ch ), il est opportun de se demander comment concilier mode et durabilité, alors même que cette première a pour but premier de répondre à un besoin éphémère et immédiat ?

De par sa conception, le produit, qu’il soit accessoire, objet ou encore vêtement, a une faible durée de vie. Dans notre monde limité, le fait d’acheter puis, presque aussi tôt, jeter, ne peut plus être de mise. Aujourd’hui, de plus en plus d’individus souhaitent que les produits deviennent durables.

Pour concilier ces aspirations et ces besoins, l’introduction de la notion d’éthique, dans la production et la commercialisation des matières et des produits, permet de développer de nouvelles stratégies viables et durables. Il est bon de rappeler que l’éthique c’est les règles tacites ou écrites du bien vivre ensemble. Par le repect d’autrui et de notre environnement, nous pourrons y parvenir.

De fait, en intégrant dans toute production les préceptes du développement durable, soit la recherche d’équilibre entre ses trois composantes que sont l’économie, le social et l’environnement, nous pourrons nous assurer l’usage de produits qui sont conçus dans le respect de l’humanité et de notre planète.

Pour être durable, il faut aussi prolonger les cycles de vies, soit donner la possibilité à un produit, qui a perdu son usage pour l’un, de trouver une seconde vie avec l’utilisation par autrui et, au final, le recyclage du produit et de ses composantes permet de boucler le cycle de vie de la matière.

 

Par cette action de l’association NiceFuture, il faut constater qu’il est bien fini l’époque des bonnets en laine difformes et autres habits peu gracieux qui ont caractérisés, un temps, une certaine confection proche de l’environnement.

La démonstration est ainsi faite, que l’on peut avoir une confection de haute qualité, tant au niveau esthétique qu’environnementale, tout en respectant les individus qui en ont permis la réalisation.

 

Pour pouvoir vivre ensemble ce XXIe siècle, il se devra d’être durable, éthique et respectueux.

 

 

Boris Calame, designer sgd et écologue, indépendant

Membre du bureau de l'Assemblée Constituante genevoise et de la Commission thématique n°5 "Rôle et tâches de l’Etat, finances", Coordinateur du Cercle développement durable, élu sur la liste des Associations de Genève

 

20/07/2009

Référendum contre ... le CEVA

La Constitution intègre le référendum comme un outil de notre démocratie. Alors pourquoi un pareil acharnement à décrier l’utilisation de celui-ci ?

  • Sous le deuxième alinéa de sont article premier, la Constitution de la République et canton de Genève précise « La souveraineté réside dans le peuple; tous les pouvoirs politiques et toutes les fonctions publiques ne sont qu’une délégation de sa suprême autorité ».
  • Si le corps électoral, dit aussi Conseil général, estime qu’un projet (respectivement une loi votée par la Grand conseil) n’est pas bon, c’est son droit démocratique que de le faire porter au suffrage populaire. Pour ce faire, il doit être formulé dans un texte et confirmé par au moins 7'000 électeurs (canton de Genève), dans un délais de 40 jours après publication de la loi (FAO). Si le référendum aboutit, le Conseil d’Etat soumet la loi à la votation populaire. La loi est adoptée ou refusée à la majorité absolue.

Pour donner une légitimité populaire indispensable à la réalisation du CEVA, j’espère très sincèrement que le référendum puisse aboutir. Je pourrais alors défendre et voter OUI à ce projet majeur, en terme de transports et d’aménagement du territoire, pour Genève et toute l’agglomération franco-valdo-genevoise,

Mais es-ce que tout cela est bien durable ? Il est vrai que cet investissement sera une charge considérable pour les générations futures, mais nous laisserons aussi une infrastructure qui améliorera le quotidien de nombreux usagers et riverains par :

  • la concrétisation de la liaison entre la Gare des Eaux-Vives et la Gare de Cornavin, attendue depuis un siècle, qui permettra d’aller directement de Champel à l’EPFL, de Chêne à Nyon, des Eaux-Vives à Annemasse, Lausanne, Berne, Zurich ou encore Saint-Gall.
  • la mise à disposition d’un système de transport ferroviaire rapide, performant et respectueux de l’environnement, qui permettra également une amélioration drastique de notre réseau de transports publics routier et de l’offre liée.
  • la sécurité et la rapidité spécifique de ces déplacements, qui nous apportera moins de stresse et nous redonnera plus de temps à consacrer à d’autres activités.
  • la valorisation de friches urbaines, qui permettront le développement de nouveaux quartiers (création d’espaces et aménagements publics) connectés avec les infrastructures, ainsi que la construction de nombreux logements.
  • la réduction des trafics pendulaires, qui permettra une limitation de la pollution de l’air et sonore, dans toute l’agglomération. Pour le bien-être de tous les habitants dont, notamment, les plus sensibles que sont les aînés et les enfants.

Pour toutes ces raisons, je persiste et signe « Que Vive le CEVA ».

 

Boris Calame, designer sgd et écologue, indépendant

Membre du bureau de l'Assemblée Constituante genevoise et de la Commission thématique n°5 "Rôle, tâches de l’Etat et finances", Coordinateur du Cercle développement durable, élu sur la liste des Associations de Genève.

Vice-président de la Coordination transports et déplacements.