25/07/2014

Loi sur les Taxis - Un référendum pour se faire plaisir ?

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Que peut attendre une corporation, qui se dit « mal aimée », en l’occurrence celle des Taxis, de son lancement du référendum sur la nouvelle Loi sur les Taxis, votés par le Parlement ce printemps, qui doit préciser le cadre qui lui est dévolu ?

Alors même qu’ils disent « que la profession souffre d’une mauvaise image auprès du public » et « que les chances de succès en votation sont faibles » (Pierre Jenni, président d’une société coopérative de taxis, TDG du 25.07.2014), le choix de porter ce référendum jusqu’au bout, quelque soit la décision du peuple, ne sera pas sans conséquence.

Du moment où il faut collecter [que] 500 signatures pour ce référendum, d’ici au 24 septembre, il devrait aboutir [un peu] trop facilement pour exprimer l’intention initiale d’une part [suffisamment] représentative du peuple. La loi sera proposée au vote, sans doute en mars 2015, soit près d’une année après le vote du Parlement (27.03.14).

Il faut se rappeler que les taxis « jaunes » sont de service public. Cela leur confère un certain nombre d’avantages, mais aussi des obligations en terme de la qualité du service attendue par les usagers, soit aussi un rapport qualité-prix qui puisse se justifier.

Constatant que l’adaptation de ce service est attendue de trop longue date par la population, il semble plus que probable que cette loi sera confirmée par le peuple et que le résultat sera à l’opposé des attentes de la profession. Ce vote donnera aussi une légitimité, plus forte encore, à la loi et aux autorités pour la faire respecter.

Le métier de chauffeur de Taxi, comme bien d’autres, n’est sans doute pas tous les jours facile, mais personne n’y est contraint. C’est une prestation de service public. Alors du moment où des avantages sont conférés par la loi, il faut aussi en accepter les contraintes liées.

Au delà du débat politique sur la pertinence (ou non) de la dite loi, qui sera tranchée par le peuple, il faut voir que ce type de procédure, bien que légitime, a un impact non négligeable. Que ce soit par le report de l’entrée en vigueur de la loi, mais aussi par les coûts d’une opération électorale qui se chiffre pour l’Etat, à près de sfr. 500'000. Ce montant ne peut être simplement imputé à l’un ou l’autre objet mis aux voix, mais chacun y contribue de façon substantielle.

Alors que les référendaires annoncent qu’ils envisagent [aussi] de s’opposer à toute ou, plus justement, à une partie de la loi, par un recours auprès de la justice, il reste à se demander quel est leur intérêt de lancer un référendum, si ce n’est peut-être de réviser leurs arguments en préparation du combat judiciaire ?

Est-ce alors un référendum pour se faire plaisir ou une façon de « reculer pour mieux sauter » ?

 

 

Boris Calame

Député au Grand Conseil de la République et canton de Genève 

02/07/2014

Dans la série "rêverie" d'un Député: Vrais-faux ou faux-vrais ?

Pour donner un peu de visibilité à l'action en cours de la Police genevoise, "j'ai distribué" cette nuit toute une série de brassards oranges ornés du mot POLICE ... à toutes celles et tous ceux que j'ai croisé et qui avaient la mine des plus patibulaire ou qui ne ressemblait à rien, mais pour lesquels cette nouvelle légitimité, ainsi affirmée, pourrait leur donner du crédit dans leurs activités quotidiennes ...

Police

Quand vous trouverez sur votre chemin, à votre porte ou encore dans votre appartement, un homme ou une femme ainsi estampillé-e, vous ne devrez vous étonner de rien ... Genève et sa Police, un monde en soi !

Qu'on se le dise ..



Boris Calame

Député au Grand Conseil de la République et canton de Genève