09/05/2011

Cherpines-Charrottons – Un véritable problème de mobilité et un des premiers défis pour Genève

Pour répondre aux défis qu'engendrent les besoins liés à l'augmentation de la mobilité, nous sommes entrain de (re-)construire à Genève un réseau de transports publics digne de ce nom.

 

Les infrastructures de transports publics lourdes et à forte capacité, que ce soit les nouvelles lignes de tram (TCMC Tram Cornavin - Meyrin - Cern / TCOB Tram Cornavin - Onex - Bernex) ou le CEVA (liaison ferroviaire Cornavin - Eaux-Vives - Annemasse), structurent notre territoire.

 

Pour ne pas étouffer dans l'immobilisme motorisé, les projets d'aménagement du territoire doivent, comme prérequis, prendre en considération ces infrastructures pour définir les (nouveaux) quartiers à développer, le cas échéant à densifier, afin d'accueillir de nouveaux logements.

 

C'est bien le long de ces infrastructures existantes ou (réellement) prévues qui faut déclasser, ce plus particulièrement dans un secteur de 300 à 500 mètres des arrêts qui correspondent à la zone d'influence reconnue. Il faut y développer des zones mixtes, denses et vivantes, qui puissent y accueillir suffisamment d'habitants pour assurer la pérennité et la viabilité d'activité de proximité.

 

Des secteurs à envisager sont alors très certainement la route de Chêne, avec notre ligne de tram « historique » et le développement en parallèle du CEVA, la route de Meyrin (TCMC), la route de Chancy (TCOB), et sans doute la route de Saint-Julien avec la venue souhaitée du tram Bachet - Saint-Julien, dont le financement pour sa partie Perly - Saint-Julien est dors et déjà assuré par le gouvernement français.

 

Dans le cas du déclassement du secteur Cherpines-Charrottons, est-il encore possible de prévoir un nouvel aménagement sans prévoir en amont un plan de mobilité et/ou un accrochage réel sur une desserte performante de transports publics ? Ce poser la question est y répondre ...

 

En effet, depuis fin avril, le projet d'aménagement de ce secteur annonce la venue du tram au cœur même de ce « nouveau » quartier, par une sorte de « virgule » (en rose), alors même que le tracé officiel n'a pas été arrêté à ce jour. En effet, deux variantes concurrentes sont possibles pour rejoindre Saint-Julien, soit par la route de Saint-Julien (depuis le Bachet) ou par la route de Base (depuis Pont-Rouge ?).

 

Plan_amenagement_Chepines.jpg

 

 

Pouvons nous encore nous permettre de prévoir des infrastructures lourdes, qui devraient être directes, rapides et performantes, en prévoyant des tracés « opportunistes » qui, de fait, se feraient au détriment de la liaison et la déserte de secteurs prépondérants que sont Carouge, Plan-les-Ouates, Saint-Julien et la ZIPLO (Zone Industrielle de Plan-Les-Ouates) ?

 

Si nous voulons des transports publics attractifs et performants, qui sachent séduire les pendulaires et puissent être rentabilisés, il est indispensable d'assurer un tracé optimum et, ainsi, une vitesse commerciale digne de ce nom.

 

N'inversons pas les priorités, pour un aménagement du territoire fonctionnel, il est primordial que ce soit  les lignes de transports publics qui le structure et non l'implantation de quartier « hors-sol » et déconnecté de la réalité.

 

Il n'est pas trop tard pour agir, le 15 mai 2011, refusons le déclassement des Cherpines-Charrottons, c'est sans doute le seul moyen de mettre l'Etat face à ses responsabilités et aux enjeux liés au financement de cette déserte. Nous pourrons ainsi nous assurer de la réalisation rapide et la présentation d'une étude de mobilité pour la région Lancy - Plan-les-Ouates - Saint-Julien, qui démontre la pertinence d'un tracé, quel qu'il soit. Il sera alors tout temps d'envisager (ou pas) un déclassement.

 

 

Boris Calame Designer sgd et Ecologue, Constituant

Vice-président de la Coordination Transports et Déplacements (CTD)

 

 

D'autres informations sont aussi disponibles sur le site des référendaires : www.plainedelaire.ch

Commentaires

Disons qu'un réseau TPG digne de ce nom 1) ne tombe pas en panne de courant pendant 1h, le lundi matin à l'heure de pointe (les pannes moins importantes arrivent trop souvent) 2) se prolonge au-delà des frontières (quitte à le financer entièrement) 3) a une bonne cadence (attendre 10 mn son tram est trop long ) 4) l'idéal serait qu'il soit en site propre (ce qui n'est pas le cas, été de Lausanne, Pont de la Coulouvronnière...)

Écrit par : Sirène | 09/05/2011

J'oubliais... Que le réseau TPG ne fontionne pas avec des horaires mention " petites ou grandes vacances " car un transport public fonctionnel pour une grande agglomération devrait fonctionner avec les mêmes horaires toute l'année mais pas avec des horaires tronqués.

Écrit par : Sirène | 09/05/2011

Il est certain que la réalisation du réseau performant (qui est du ressort de l'Etat) ne veut pas obligatoirement dire que son exploitation est aussi performante (qui est du ressort de l'exploitant: TPG, UNIRESO, CFF) ...

C'est un peu comme avoir des routes, mais avec un véhicule en panne ... heureusement, il reste la marche à pied et/ou le vélo qui m'incite à vous encourager à voter OUI à l'IN 144 pour la mobilité douce, ce 15 mai 2011, complément indispensable au trafic individuel et collectif motorisé.

Écrit par : Boris Calame | 09/05/2011

NON à l'initiative, c'est aussi ce qu'un jeune étudiant archi a voté

sur base de principe : utiliser les surfaces dispo au mieux (1), (2) les surfaces existantes dispo ne pouvant pas être extensibles ad indefinitum

CANTON DE GE: Voir et référer la gestion de l'afflut du besoin habitat genevois aux responsables concernés.

Écrit par : graphycs | 09/05/2011

Depuis 2002: Genève n'est pas devenue extensible. mais ce sont les salariés virés, licenciés, qui doivent cotoyer les sous-colocataires avec ou sans papiers, pour jobber. Et se demmerder pour continuer à avoir un emploi.

Ici, il s'agit d'un pays où les suisses n'ont aucun droit d'accès au travail, ni de protection de leur emploi. Pourtant, je suis suisse, de souche et née à Genève, qualifiée, trilingue ou plus.

Où je me demande: suis-je encore chez moi à Genève ? alors que la réponse est non, depuis 2002 et les années de galères que j'ai du vivre.

Écrit par : graphycs | 09/05/2011

@ graphycs: J'entends votre désarroi (je suis toutefois pas sûr qui soit en lien direct avec le sujet de cette note, mais il me semble important de le laisser à la vue de toutes et tous).

Je vous souhaite courage et réussite dans vos démarches actuelles et à venir.

Bien cordialement.

Écrit par : Boris Calame | 09/05/2011

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