24/11/2009

CEVA, pour toi et pour moi – Vraiment ?!

Indépendamment des combats politiques et de la qualité de l’information qui puisse permettre à tout un chacun de forger son opinion, il est certain que Genève souffre cruellement en matière de nuisances et ne respecte pas les normes sanitaires qui doivent protéger la population.

 

A Genève, nous en sommes à subir des nuisances inacceptables en matière de pollution de l’air, ce qui entraine des atteintes directes sur la santé principalement des enfants et des aînés ; nous souffrons au quotidien du bruit engendré par la circulation, ce qui entraîne un stress et une perte de concentration, notamment pour les élèves ; la saturation du réseau des routes est constaté, ce qui engendre un report important du trafic dans les quartiers, soit à proximité des habitations et des écoles.

 

Il n’est pas possible de démolir « la moitié de la ville » pour agrandir les rues. La seule solution envisageable est alors de reporter une partie du trafic sur les transports publics. Mais c’est bien là aussi le problème, le réseau étant au bord de l’asphyxie, tous travaux créent d’inévitables bouchons, de nombreuses nuisances et mettent aussi les transports publics et leurs clients dans l’embarras.

 

La seule alternative réelle qui nous est offerte est de reporter cette part de ce trafic sur une nouvelle infrastructure totalement indépendante du réseau routier, soit un aménagement totalement en site propre qui désert les zones d’habitat et d’activité de notre cité, ce avec une mise en réseau de pas moins de 20 gares sur le territoire du canton de Genève.

 

C’est bien de cela que l’on parle avec le CEVA, une alternative fonctionnelle, performante et rapide au service de la qualité de vie et de la santé des habitants de Genève.

 

On ne va pas construire un train au service des pendulaires, mais bien un train qui fonctionne toute la journée, ce tous les jours de l’année et pour toute la population. Celui-ci sera intégré à UNIRESO pour offrir une réelle offre de transport digne d’une ville comme Genève.

 

Enfin, tous les aménagements projetés autours des gares sont totalement indépendants de cette infrastructure. Ils devront encore recevoir la validation de la population au travers des procédures légales en matière d’autorisation de construire.

 

Le 29 novembre, nous votons donc pour ou contre le seul projet qui permettra de désengorger Genève ce au profit entier de ses habitants et visiteurs.

 

Ne nous trompons pas, il n’y a pas d’alternative !

 

 

 

Boris Calame, Constituant, designer et écologue indépendant

Vice-président de la Coordination transports et déplacements

 

 

La Coordination transports et déplacements fédère à Genève 10 associations environnementales en faveur du CEVA, soit 35'000 membres (actif-trafiC Genève | ATE Genève - Association transports et environnement | CITRAP - Communauté d'intérêt pour les transports publics | Equiterre - Partenaire pour le développement durable | FAQH - Fédération des Associations de quartier et d'habitants | Greenpeace Genève | Pro Natura Genève | Pro Vélo Genève | UGP - Union genevoise des piétons | WWF Genève)

Commentaires

Le CEVA, sur 50000 pendulaires quotidiens à Genève, va toucher un bassin de 16000 personnes, soit le tiers. Ce sera le quart lorsque les travaux seront terminés, le nombre de pendulaires passant à 70000 dans les 6 ans.

Sur ces pendulaires, plus de la moitié ont des horaires irréguliers (hôpital, hôtellerie, restauration, etc.). En France voisine, il n'y a plus de transports publics après 20 h 00. Seules 8000 personnes auront donc des horaires compatibles pour emprunter les transports publics français.

En outre, le CEVA, s'il est emprunté vraiment par 8 000 personnes par jour, ne fera passer la proportion de personnes utilisant les transports publics que de 12 à 14 %. La pollution ne sera donc qu'à peine affectée. Il faut savoir que les villes qui ont des réseaux de transports publics dont nous ne pouvons pas même rêver, telles New York, Tokyo, Londres ou Paris, ne parviennent pas à assurer un taux de fréquentation des transports publics de plus de 18-19 %. Ce n'est donc pas la solution pour diminuer massivement les émissions de Co2.

Écrit par : J. Nizard | 24/11/2009

M. Nizard, outre le fait que vous oubliez que le CEVA est avant tout pour les Genevois et pas pour les pendulaies, votre raisonnement est bourré d'erreur.

Par exemple, Annemasse, ce n'est pas un "bassin de 16000 personnes", c'est 60'000 habitants.
De plus vous augmentez le nombre de frontalier arbitrairement partout (50000 -> 70000) sauf dans le plus gros bassin, juste pour faire baisser le pourcentage, trop haut pour votre argument. C'est une manipulation.

D'où sortez-vous le fait que plus de la moitié ont des horaires irréguliers? De plus, un horaire irrégulier n'empêche pas de prendre les TP. C'est de devoir finir entre 1h et 5h, lorsqu'il n'y a pas de train que c'est problématique. Et affirmer qu'un frontalier sur deux finit entre 1h et 5h régulièrement relève du n'importe quoi.

Quant à la proportion d'utilisateurs de transports publics de 12%, vous prenez d'où ce chiffre? Il est supérieur à Genève, à Nyon, similaire sur la Côte et inférérieur aujourd'hui en France.

Enfin, le but du CEVA n'est pas de diminuer massivement les émissions de CO2 (pour cela une seule possibilité, interdire les voitures à essence et le chauffage au mazout), mais bien d'améliorer les transports publics dans Genève, de rendre les HUG accessibles depuis tout le RER (40 gares) et d'offrir une connexion au réseau français. Rien à voir avec le CO2. D'ailleurs à suivre votre raisonnement il faudrait supprimer les transports en commun afin de résoudre le problème du CO2.

Il ne faut pas raconter n'importe quoi.

Écrit par : teoli | 24/11/2009

"la saturation du réseau des routes est constaté, ce qui engendre un report important du trafic dans les quartiers, soit à proximité des habitations et des écoles."

Mais quel surprise ! Après que tout a été fait pour entraver les grands axes, après avoir reduit leurs capacités souvent par deux, posé deliberement le tram et les arrêts de bus comme ralentisseurs du trafic. Quand c'est pas simplement des bacs a fleurs en beton.

Et voilà maintenant qu'on se plaint des effets collateraux sur les quartier ?

La mauvaise foi est sans limite, bienvenu dans l'enfer vert !

Écrit par : Eastwood | 24/11/2009

D'abord quand je vois beaucoup d'anti CEVA je me pose la question de savoir si ils vivent dans une région ou seulement à Genève ??? Qu'il doit être dur de sortir de ces frontières (enclavés vous avez dit ?)
Deuxièmement, on entend ici ou là parler d'un tram sur la ligne des Eaux-Vives, ça aussi est rigolo car encore une rupture de charge à Annemasse les écartements ferroviaires et tramway, n'étant pas les mêmes.
Troisièmement, le CEVA fait partie intégrante du sillon alpin qui va de Berne à Valence, et de Bellegarde à Sion via le Tonkin.
OUI au CEVA et du coup le TONKIN rouvrira pour le bien de toute une région regroupé autour de l'arc lémanique !!!
Le 29-11 un seul choix ! OUI sinon on va transformer Genève en une réserve d'indiens !
Merci de toutes ces positions, c'est enrichissant de voir et bien que l'être humain à toujours des griefs contre son voisin, qu'il soit séparé de lui par un grillage, une frontière, un mur.... Mais il y 20 ans, l'oportunité d'en faire tomber un s'est présenté, et là bingo, tout un peuple réuni, c'est-y pas beau ça ???

Écrit par : Tonkin74 | 24/11/2009

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