03/10/2009

A J-9, bas les masques …

Une bonne leçon … c’est ainsi que l’on doit comprendre le jeux que joue la Commission des finances, avec l’Assemblée constituante, et l’expression de son ancien président Pierre Weiss, le vendredi 02 octobre 2009 au TJ de Léman Bleu.

Un parlement, à majorité de droite, qui veut mettre la tannée à une Constituante qui est politiquement relativement équilibrée. Es-ce que le fonctionnement de la Constituante est si gènant pour quelques « notables » et/ou « politiques » de la République ?

Dans les faits, il s’agît bien de l’expression d’une majorité parlementaire, par l’intermédiaire de la toute puissante Commission des finances, qui a décidé d’ingérer et nuire aux travaux de l’Assemblée constituante. C’est aussi une volonté manifeste de tout mettre en œuvre pour dénigrer le futur projet d’une nouvelle Constitution pour Genève. Es-ce que les éventuels acquis à venir font déjà peur à cette droite si libérale et conservatrice ?

Genève se meure de ses clivages et du choix d’une majorité, quelle qu’elle soit, d’écraser les minorités. C’est l’expression de « la loi du plus fort ». Pourtant, dans notre société, on devrait apprendre et partager des valeurs de base que sont « le respect » et « la solidarité », mais aussi « l’analyse » et « l’écoute », de et avec autrui.

Ainsi cette majorité parlementaire se refuse, par tous les moyens possibles et imaginables, de donner des moyens aux plus petits pour mener à bien le travail qui est le leur, au travers de la Constiutante.

Il est vrai que les groupes de droite ont un financement gigantesque qui leur permet des campagnes politiques sans limite. Pour s’en convaincre, malgré la crise, il suffit de voir les moyens démesurés dévolus actuellement aux élections du 11 octobre.

En cette période électorale, il est bon de rappeler que le parlement ne peut et ne doit pas se limiter à la présence des plus nantis, mais bien être un reflet de la population de Genève et de ses attentes légitimes.

A l’opposé d’un certain dogmatisme du parlement et de ses commissins, la volonté d’ouverture de la Constituante, qui à pour (seule) mission de réécrire la charte fondamentale de notre République en associant au mieux la population de Genève, se concrétise par l’utilisation de nouveaux outils à l’exemple des « auditions publiques », des « propositions collectives » ou encore des « consultations » à venir. Car au final, c’est bien le peuple qui décidera si cette nouvelle Constitution pour Genève lui convient.

La Constituante devra donc proposer les réformes qui s’imposent pour que les disfonctionnements et plus particulièrement les super-pouvoirs de certains puissent être limités. Il est peut-être aussi temps de revoir le financement des partis politiques, voir d’en limiter celui-ci.

Il est enfin urgent de retrouver un véritable équilibre politique du parlement de Genève, c’est seulement ainsi que l’on pourra espérer une société qui respecte les attentes légitimes de (toute) sa population.

N’oubliez donc pas d’aller voter.

 

 

Boris Calame, designer sgd et écologue, indépendant

Membre du bureau de l'Assemblée Constituante genevoise et de la Commission thématique n°5 "Rôle, tâches de l’Etat et finances", Coordinateur du Cercle développement durable, élu sur la liste des Associations de Genève.

14:07 Écrit par Boris Calame dans Associations, Genève, Politique, Région | Lien permanent | Commentaires (0) |  Imprimer | | | |  Facebook

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