20/07/2009

Référendum contre ... le CEVA

La Constitution intègre le référendum comme un outil de notre démocratie. Alors pourquoi un pareil acharnement à décrier l’utilisation de celui-ci ?

  • Sous le deuxième alinéa de sont article premier, la Constitution de la République et canton de Genève précise « La souveraineté réside dans le peuple; tous les pouvoirs politiques et toutes les fonctions publiques ne sont qu’une délégation de sa suprême autorité ».
  • Si le corps électoral, dit aussi Conseil général, estime qu’un projet (respectivement une loi votée par la Grand conseil) n’est pas bon, c’est son droit démocratique que de le faire porter au suffrage populaire. Pour ce faire, il doit être formulé dans un texte et confirmé par au moins 7'000 électeurs (canton de Genève), dans un délais de 40 jours après publication de la loi (FAO). Si le référendum aboutit, le Conseil d’Etat soumet la loi à la votation populaire. La loi est adoptée ou refusée à la majorité absolue.

Pour donner une légitimité populaire indispensable à la réalisation du CEVA, j’espère très sincèrement que le référendum puisse aboutir. Je pourrais alors défendre et voter OUI à ce projet majeur, en terme de transports et d’aménagement du territoire, pour Genève et toute l’agglomération franco-valdo-genevoise,

Mais es-ce que tout cela est bien durable ? Il est vrai que cet investissement sera une charge considérable pour les générations futures, mais nous laisserons aussi une infrastructure qui améliorera le quotidien de nombreux usagers et riverains par :

  • la concrétisation de la liaison entre la Gare des Eaux-Vives et la Gare de Cornavin, attendue depuis un siècle, qui permettra d’aller directement de Champel à l’EPFL, de Chêne à Nyon, des Eaux-Vives à Annemasse, Lausanne, Berne, Zurich ou encore Saint-Gall.
  • la mise à disposition d’un système de transport ferroviaire rapide, performant et respectueux de l’environnement, qui permettra également une amélioration drastique de notre réseau de transports publics routier et de l’offre liée.
  • la sécurité et la rapidité spécifique de ces déplacements, qui nous apportera moins de stresse et nous redonnera plus de temps à consacrer à d’autres activités.
  • la valorisation de friches urbaines, qui permettront le développement de nouveaux quartiers (création d’espaces et aménagements publics) connectés avec les infrastructures, ainsi que la construction de nombreux logements.
  • la réduction des trafics pendulaires, qui permettra une limitation de la pollution de l’air et sonore, dans toute l’agglomération. Pour le bien-être de tous les habitants dont, notamment, les plus sensibles que sont les aînés et les enfants.

Pour toutes ces raisons, je persiste et signe « Que Vive le CEVA ».

 

Boris Calame, designer sgd et écologue, indépendant

Membre du bureau de l'Assemblée Constituante genevoise et de la Commission thématique n°5 "Rôle, tâches de l’Etat et finances", Coordinateur du Cercle développement durable, élu sur la liste des Associations de Genève.

Vice-président de la Coordination transports et déplacements.


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